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Élections européennes de 2014 : The Eurovision Debate, le premier débat politique au niveau européen

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17 mai 2014. – Jeudi 15 mai au soir s'est tenu le premier débat politique jamais organisé au niveau européen. Les 5 prétendants à la présidence de la commission européenne, Jean-Claude Juncker (PPE), Martin Schulz (PSE), Guy Verhofstadt (ADLE), Ska Keller (Verts/ALE) et Alexis Tsipras (GUE/GVN), se sont affrontés dans l'hémicycle du parlement européen transformé pour l'occasion en plateau de télévision. Le débat a été retransmis, via le réseau Eurovision de l'UER, dans l'ensemble des pays de l'Union européenne simultanément et pendant 1 h 30 sur 49 chaînes de télévision, 9 radios et 43 sites web.

Qu'ils y soient favorables ou opposés, le thème principal du débat a porté sur l'austérité. Alexis Tsipras accusant les dirigeants européens d'avoir choisi la Grèce « comme cobaye de l'austérité la plus dure ». Il demande un changement de cap, qualifiant les politiques d'austérité de « catastrophiques ». Jean-Claude Juncker, l'ancien président de l'eurogroupe, a répondu qu'il n'accepte pas que l'on dise que l'UE a été « insuffisamment solidaire de la Grèce » et a précisé avoir « travaillé pendant des années, jour et nuit, pour éviter que la Grèce quitte la zone euro ».

De son côté Guy Verhofstadt a défendu une « discipline budgétaire » tout en indiquant que les problèmes de la Grèce étaient dus à une mauvaise politique. Il accuse notamment les partis politiques grecs d'être financés par les banques. Ska Keller estime qu'une politique d'austérité ne peut « qu'aggraver la situation » des pays déjà en difficulté. Martin Schulz a demandé à ce que soit mis en place une lutte « déterminée » contre l'évasion fiscale.

Mais bien d'autres sujets ont été abordés, des sujets tels que la crise en Ukraine, la lutte contre la corruption, les lobbies, l'euro, l'immigration, les budgets, la croissance, le chômage, la solidarité, les valeurs, la laïcité...

Notons également l'absence d'un candidat des partis d'extrême droite incapables de se mettre d'accord sur une personnalité.

SourcesModifier