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Íngrid Betancourt a été libérée

Manifestation à Paris.

3 juillet 2008. – Lors d'une opération militaire héliportée menée mercredi dans la province du Guaviare par l'armée colombienne contre la guérilla des Farc, les Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, onze militaires colombiens et la franco-colombienne Íngrid Betancourt ont été libérés.

L'annonce de cette libération a été faite par Juan Manuel Santos, le ministre colombien de la Défense, au cours d'une conférence de presse improvisée. Il a annoncé à cette occasion que les otages avaient été libérés par des commandos de l'armée colombienne qui avaient infiltré un groupe des Farc et avaient pu attirer les guérilleros dans un piège.

La nouvelle de cette libération représente un succès pour les présidents colombien Alvaro Uribe et français Nicolas Sarkozy qui avaient tous deux fait une priorité de cette libération. Plusieurs missions diplomatiques et humanitaires, menées par la France, la Suisse et l'Espagne n'avaient pas abouti lors de ces derniers mois.

"L'hélicoptère a failli s'écraser, nous avons sauté en l'air, nous avons crié, nous avons pleuré, nous nous sommes embrassés", a précisé Íngrid Betancourt.

Le ministre colombien de la Défense a assuré que les membres des FARC à bord seraient traduits en justice. Mais les militaires du raid ont laissé les autres guérilleros se replier dans la jungle "dans l'espoir qu'ils libéreront le reste des otages", estimés à 700, a-t-il expliqué.

L'ambassadeur américain en Colombie William Brownfield a par la suite évoqué "une proche coopération" américaine dans l'opération, dont "des échanges de renseignements" et "des échanges d'équipement, de conseils d'entraînement et d'expériences acquises lors d'autres opérations". Le discours officiel colombien ne fait toutefois pas état d'interventions directes d'agents autres que colombiens.

Parmi les réactions unanimes de joie, le président français a remercié « le président (colombien Alvaro) Uribe, les autorités colombiennes et l'armée colombienne », le pape Benoît XVI a fait part de sa joie devant cette « nouvelle très belle », alors que José Manuel Barroso, président de la Commission européenne a exprimé son « soulagement ».

Sources