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72 % des Français se déclarent mécontents de l'action de leur président

Pour Nicolas Sarkozy, la situation n'est pas brillante.

24 avril 2008. – Après un an passé comme président de la République française, Nicolas Sarkozy serait, d'après plusieurs sondages réalisés dans la même période, le président le plus impopulaire de la Ve République, confirmant ainsi la tendance qui se fait sentir depuis le début de l'année. Le constat est sensiblement le même pour le Premier ministre du pays François Fillon.

Un sondage Ifop-Fiducial paru dans Paris-Match indique que 72 % des Français sont mécontents du bilan de Nicolas Sarkozy, contre 28 % de satisfaits. Un autre sondage Viavoice pour Libération montre pour sa part que 59 % des personnes interrogées pensent que la première année de présidence de Nicolas Sarkozy est « un échec ». Enfin, selon un sondage CSA pour Valeurs actuelles, le président perd deux points à 28 % d'opinions favorables, alors que son Premier ministre en perd trois, 35 % des personnes interrogées estiment que son action va « plutôt dans le mauvais sens ».

Dans le détail, le sondage réalisé par CSA montre que pour 71 % des personnes interrogées, Nicolas Sarkozy « ne fait pas ce qu'il faut pour rassembler la France », 64 % estiment qu'il « ne tient pas ses promesses de campagne », 58 % qu'il « incarne mal la fonction présidentielle » et 53 % qu'il « ne fait pas ce qu'il faut pour réformer la France ». Selon un responsable de l'Ifop, ces scores sont les plus bas jamais obtenus après une année de mandat.

Le sondage Ifop donne également quelques informations contextuelles, 48 % des personnes interrogées estimant que la situation économique s'est détériorée depuis un an, alors que 53 % estiment que les mesures mises en place ont « plutôt détérioré » leur pouvoir d'achat.

Selon Stéphane Rozès, un analyste de CSA, ces résultats s'expliquent par « la conjonction de deux facteurs: une surexposition de sa vie privée qui semble rabaisser la fonction présidentielle et l'impression qu'il s'éloigne de son projet qui fait du pouvoir d'achat la contrepartie du travail et du mérite ».


Sources