Afrique du Sud: l'ANC contraint le président Thabo Mbeki à la démission

Publié le 22 septembre 2008
C’est en principe aujourd’hui en Afrique du Sud que l'ANC, le parti au pouvoir, désignera la personnalité qui remplacera le président Thabo Mbeki à la tête du pays. Ce dernier a annoncé sa démission hier soir, dans un discours à la nation, en expliquant que son départ sera effectif à compter de la date que fixera l'Assemblée nationale. Thabo Mbeki a remercié son parti de lui avoir permis de servir la nation. L’ANC lui avait demandé de partir, l’accusant d’être responsable des poursuites judiciaires engagées contre Jacob Zuma, président du parti; ce dont s'est défendu Thabo Mbeki dans son discours à la nation, assurant que son gouvernement n'a jamais chercher à influencer le pouvoir judiciaire. En début de mois, un juge invoquant des irrégularités de procédure avait invalidé les chefs d’accusation retenus contre Jacob Zuma.

Thabo Mbeki, ici en 2003.

La transition ne devrait pas présenter des problèmes majeurs et pourrait même être perçu, dans le pays et en Afrique, comme « la démocratie à l’œuvre », estime Denis Kadima de l’Institut électoral de l’Afrique australe à Johannesburg. Toutefois, avertit Denis Kadima, le plus difficile, c'est la suite des événements. « C'est bien d'enlever quelqu'un de son poste en faisant recours à des mécanismes démocratiques, mais ce qui est aussi important, c'est que (...) le pays maintienne le même rythme sur le plan économique, sur le plan diplomatique, sur le plan de son rôle dans le continent », a-t-il souligné.

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