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Allemagne : l'origine de la contamination par E. coli enfin identifiée

Escherichia coli observée en coloration de Gram.

10 juin 2011. – Les autorités allemandes ont annoncé ce jour qu'elles avaient enfin identifié l'origine de la contamination par la bactérie Escherichia coli qui a tué trente-et-une personnes : ce sont des graines germées produites en Allemagne. Concombres, salades et tomates sont donc hors de cause.

Par ailleurs, il semble que « la source d'infection n'est plus active », et que « les chiffres de nouveaux malades infectés baissent », ont affirmé les autorités sanitaires.

Suivant un bilan publié le 9 juin 2011, la bactérie ECEH[1] qui sévit en Europe, principalement en Allemagne, a fait un trentième mort, un homme de 57 ans ayant succombé à Francfort, ont annoncé les autorités régionales. Le bilan de cette épidémie de diarrhées mortelles s'élève désormais à 29 morts en Allemagne et un en Suède.

  • Depuis fin mai 2011, une épidémie s'était en effet déclarée en Allemagne, et des concombres en provenance d'Espagne avaient été tout d'abord suspectés, sachant que les premières victimes allemandes avaient toutes comme point commun d'avoir consommé ce légume[2].
  • Le premier juin, la piste du concombre avait été écartée[3] mais aucune autre piste n'était encore dévoilée. À cette date, un décès dû à cette bactérie était constaté en Suède, mais il s'agissait aussi d'une personne ayant séjourné en Allemagne.
  • Au début de cette semaine, les scientifiques avaient soupçonné des graines de soja germées, mais les premiers tests opérés sur ces graines s'étaient révélés négatifs et d'autres soupçons avaient été émis sur des pousses de betteraves néerlandaises exportées, notamment, vers l'Allemagne[4].
  • Dans la traque à l'origine de la contamination par une bactérie mortelle en Allemagne, les soupçons se sont resserrés ces derniers jours autour d'une exploitation du nord du pays qui produit des graines germées, a indiqué vendredi au Hamburger Abendblatt la ministre de l'Agriculture allemande, Ilse Aigner. « Pour l'instant, les indices s'accumulent [faisant penser] que des graines germées d'une exploitation de Basse-Saxe pourraient être infectées », a déclaré Mme Aigner. À une question sur la certitude absolue de cette piste, le directeur de l'Institut Robert-Koch (RKI), l'institut fédéral de veille sanitaire, a répondu qu'« il n'y a pas d'autre piste sérieuse que les graines germées ».
Notes

Sources