Clôture du Salon international de l'Agriculture 2008

Publié le 2 mars 2008

Vache pie-noire bretonne (salon international de l'Agriculture).

La 45e édition du Salon international de l'Agriculture s'achève aujourd'hui à Paris, avec une affluence ayant atteint les 600 000 visiteurs[1], dont seulement un tiers de professionnels. Ce salon, surnommé « la plus grande ferme de France » et rassemblant 1017 exposants, reste le plus important rassemblement de ce type dans le pays, et constitue un passage obligé pour de nombreuses personnalités politiques françaises, comme le Premier ministre François Fillon ou le Président de la République Nicolas Sarkozy.

Visite de Nicolas Sarkozy

Ce dernier a annoncé lors d'un discours - dérogeant à la tradition suivie par ses prédécesseurs, qui préféraient arpenter les allées du Salon - qu'il souhaitait l'ouverture de discussions sur l'avenir de la PAC après 2013, terme de l'accord sur son budget actuel d'une part, et d'autre part, son intention de ne pas approuver d'accord qui « desserviraient les intérêts de la France » lors des négociations en cours à l'Organisation mondiale du commerce. Cependant, ce n'est pas ce discours qui a attiré l'attention des médias, mais plutôt l'échange vif qui s'est produit avec un visiteur et qui a vu Nicolas Sarkozy lui adresser un « Casse-toi alors, pauvre con » après que le visiteur eut refusé de lui serrer la main en lui indiquant « touche-moi pas, tu me salis » (sic.), et qui a été diffusé via une vidéo placée sur le site du journal Le Parisien.

Brebis et agneaux (salon international de l'Agriculture).
Source : Grimlock.
Conclusions

L'événement se termine sur un satisfécit de son président, Christian Patria, qui a indiqué que ce Salon était « le plus beau de (s)es 11 salons comme président ». Le Ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier s'est lui félicité du « meilleur climat » régnant selon lui dans le monde agricole, avec un meilleur prix de vente des céréales et une reprise des ventes de vin, malgré les interrogations persistantes quand au pouvoir d'achat et du décalage entre les prix de vente aux centrales d'achats et leur vente au grand public, différence qui mécontente les producteurs. Des producteurs provençaux de salades, pour marquer leur mécontentement, ont ainsi organisé une distribution gratuite de leurs produits au salon hier.

Notes

Sources