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Des passagers français refusent de voler avec un avion dont ils mettent en doute la fiabilité

16 juillet 2005. – Une centaine de touristes français a refusé samedi de prendre un charter en direction de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle au départ de la station balnéaire d'Hourghada en Égypte. Le McDonnell-Douglas d'un ancien modèle avait tout d'abord présenté des problèmes électriques, ce qui avait inquiété les passagers, qui, en partie, avaient refusé de voler sur le charter. Après une tentative de décollage avortée, les touristes encore présents dans l'avion étaient également sortis de l'appareil, en n'acceptant pas de monter à bord du triréacteur égyptien.

La station balnéaire de Hurghada, en Égypte

Les passagers se sont tout d'abord inquiétés de l'absence de lumières dans l'avion : « J'étais à l'avant, et je voyais les voyants dans le cockpit s'éteindre brutalement, et toutes les lumières de l'avion également »; après qu'une cinquantaine de touristes eut « débarqué », le pilote avait alors en vain tenté de décoller, alors que les 46 passagers restants se sont plaints de l'absence d'air conditionné : « Aucune explication, une totale confusion et une atmosphère irrespirable faute d'air conditionné nous ont conduit à partir ». Finalement, l'avion a décollé avec seulement 66 personnes (ou cinquante selon les sources) pour Paris, alors que les 96 Français restaient à l'aéroport.

Les touristes se sont ensuite plaints des conditions offertes par le personnel égyptien : « Aucune distribution de nourriture ou d'eau pendant neuf heures, et les enfants se sentaient très mal », certains parlaient même de « crise de nerfs », alors que tous se plaignaient de l'abscence d'accompagnement de la part de leur voyagiste Fram. Le tour-opérateur se défend pourtant de telles accusations, en précisant qu'il n'avait pas directement affrété l'avion, mais avait « sous-traité » cette tâche, la confiant au courtier Air Masters.

Après avoir été inspecté par les autorités aériennes françaises (Direction générale de l'aviation civile (DGAC)) d'après le « principe de précaution », il a été jugé « apte à voler » : « La Direction générale de l'aviation civile a estimé que l'avion pouvait décoller. Il partira demain » selon les aéroports de Paris. Les passagers restés en Égypte devraient être rapatriés par l'aéroport de Luxor.


Sources