France : nouvel épisode de pollution aux particules fines

Publié le 23 janvier 2017
Après les épisodes de début décembre en Île-de-France, qui avait nécessité de mettre en place la circulation alternée à Paris, ainsi que dans la région rhônalpine (vallée de l'Arve notamment), la France est à nouveau frappée par un pic de pollution aux particules fines. Les seuils réglementaires (50 µg/m3) vont être dépassés sur presque l'ensemble du pays, bien que seuls les Hauts-de-France aient été concernés vendredi.

Stade de France recouvert de smog.

Cependant, à cause du temps froid, ensoleillé et sec se maintenant, la région Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur sont, à leur tour, touchés dès samedi.

La vallée de l'Arve (Haute-Savoie), zone particulièrement sensible à ce problème, est, elle aussi, à nouveau touchée après un répit de 15 jours seulement, alors que le précédent épisode avait duré 36 jours. Ceci ne manque pas d'exaspérer les habitants. L'ensemble des régions vont ainsi progressivement être touchées ces prochains jours.

Ces nouveaux épisodes sont similaires aux précédents, et ont les mêmes causes. Ils sont notamment dus aux conditions anticycloniques prévalant en ce moment : les particules, émises par le chauffage au bois et le trafic routier principalement, restent au sol à cause du processus d'inversion thermique. L'épandage joue aussi un rôle dans ce phénomène.

L'étiquette Crit’Air, déjà obligatoire à Paris, interdisant ainsi aux véhicules les plus polluants de circuler dans la capitale de 8h à 20h tous les jours de la semaine, devrait à nouveau servir. Elle est déjà également obligatoire à Lyon et à Grenoble en cas de pics de pollution.

De nombreuses régions touchées

Au 22 janvier, l'épisode s'étend. Il gagne l'Ouest : Bretagne (Ille-et-Vilaine et Finistère puis Côtes-d'Armor et Morbihan), Pays de la Loire (Mayenne, Sarthe, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée) et Normandie (Eure et Seine-Maritime) sont ainsi placés en alerte pollution.

L'Est n'est pas épargné, en particulier l'ex-région Rhône-Alpes, qui voit tous ses départements et 12 de ses 17 zones de suivi touchés : Drôme, Ardèche, Loire et Savoie sont ainsi atteints, comme l'étaient déjà le Rhône, l'Isère, l'Ain et, bien évidemment, la Haute-Savoie.

Pour l'heure, seules sont épargnées les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise (en Savoie) et l'est de la Drôme, ainsi que, de façon moindre, le bassin du lac Léman et les zones alpines de l'Isère et de la Savoie.

Des départements bourguignons (Yonne, Nièvre et Saône-et-Loire) ont aussi dû déclencher leur seuil d'alerte dimanche, selon Atmosf'air Bourgogne. Il n'y aura pas d'amélioration pour le début de semaine.

Des mesures pour lutter contre la pollution

Des mesures ont été prises pour éviter l'aggravation du phénomène : circulation alternée lundi à Lyon et à Villeurbanne, interdiction de tout brûlage à l'air libre, obligation de réduire de 20km/h la vitesse des véhicules sur les axes routiers et autoroutiers concernés, etc. L'industrie et les chantiers doivent eux aussi fournir leur part à cet effort de lutte contre la pollution. Il est aussi conseillé d'employer les transports en commun et le covoiturage, de contrôler la température dans son logement et d’éviter d'utiliser sa cheminée en usage d’agrément.

La Marne, l'Aube et la Haute-Marne ont elles aussi décidé de réduire la vitesse maximale autorisée (de 20 km/h) ce lundi. Certains véhicules pourraient aussi être interdits de circuler dans la région (ex-Champagne-Ardenne, aujourd'hui Grand Est).

Les mesures sont aussi renforcées à Paris, notamment sur l'A86, et sa proche banlieue. Des amendes sont prévues en cas de non-respect de ces règles.

Les personnes sensibles et vulnérables sont priées de limiter les activités physiques et sportives intenses.

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