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7 janvier 2019. – Cette journée des « Gilets jaunes » du lundi 7 janvier 2019 est la 52ème journée qui fait suite à la journée du 6 décembre, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018.

À Fressenneville, les agents de l'ordre ont expulsé les « Gilets jaunes des 3F » du rond-point qu’ils occupaient depuis le 17 novembre.

Ce matin, le Figaro a annoncé que Jacline Mouraud va créer un parti baptisé « Les Émergents ». Pour l'instant, aucun statut n'a été déposé, car ils sont en train d'être élaborés par des gens qui ont fait un peu de politique, des avocats, des anciens parlementaires entre autres. À France Info, Jacline Mouraud a indiqué qu'elle ne prendrait pas nécessairement la tête de ce parti : « je m'en fous, ce n'est pas ça qui est important. C'est de rassembler les personnes contre la violence et pour le respect de nos institutions ». Ce parti devrait notamment demander « une grande réforme de la fiscalité » et « remettre le social sur la table ».

Vers 8h40, dans l'émission « Esprits libres » diffusée sur Radio Classique, Luc Ferry a affirmé « quand on voit des types qui tabassent à coups de pied un malheureux policier qui est à terre, mais enfin, qu'ils se servent de leur arme une bonne fois. Écouter, ça suffit. Il y a un moment où ces espèces de nervis, ces espèces de salop**** d'extrême droite ou d'extrême gauche, ou des quartiers, qui viennent taper du policier, ça suffit ».

L'hebdomadaire La Lettre A a affirmé que Chantal Jouanno, présidente de la CNDP (Commission nationale du débat public) et ex-sénatrice de Paris, sera payée 176 000 euros en 2019.

Le secrétaire national du syndicat France Police, Policiers en colère, Eric Roman, a affirmé que "tout ce qui est tirs tendus est ordonné de toute façon par l'autorité hiérarchique donc c'est ordonné par les commissaires et ça remonte jusqu'aux préfets donc nous obéissons aux ordres".

Dans Le Média, invité d'Aude Lancelin dans l'''Entretien Libre'', le journaliste indépendant David Dufresne a affirmé que les pertes d'œil et de main sont occultés : « perdre un œil, c'est pour la vie. Et ils sont des dizaines ».

Dans le Nouvel Obs, l’historien et l'essayiste Marc Knobel a analysé les différents mécanismes et ressorts de la xénophobie telle qu’elle se développe depuis la crise des Gilets jaunes.

Le secrétaire national du syndicat France Police, Policiers en colère, Eric Roman, a affirmé que "tout ce qui est tirs tendus est ordonné de toute façon par l'autorité hiérarchique donc c'est ordonné par les commissaires et ça remonte jusqu'aux préfets donc nous obéissons aux ordres".

La cagnotte Leetchi de 115 000 euros financée en moins de 24h par 7 454 personnes pour le boxeur Christophe Dettinger placé en garde à vu dimanche, est lourdement condamnée par des élus, des représentants (tels que Muriel Pénicaud et Yaël Braun-Pivet). Sur BFMTV, Benoit Barret, secrétaire national adjoint du syndicat Police Alliance a affirmé que c'est « une prime à casser du flic ! » « cette cagnotte doit cesser immédiatement, c'est un outrage supplémentaire au collègue qui a été blessé, ce signal-là, on ne doit pas l'accepter en démocratie ».

Plusieurs vidéos de personnes appartenant au peuple du voyage appellent à soutenir Christophe le boxeur aka le « gitan de Massy », à manifester samedi 12 janvier et s'adressant à Macron : « si vous voulez la révolution », prenez ce garçon en prison et « on vous ferra une guerre ». « Tout le peuple gitan de la France, il faut tous se rejoindre et on va voir si on va pas casser nous ». « Nous, on est tous des Gilets jaunes, parce qu'on est tous des rejetés de la société ». Dans une autre vidéo, un homme a appelé tout le peuple gitan pour qu'on « monopolise Paris » « pour plusieurs jours », on va faire du dégât, du grabuge, ce gouvernement va tomber. On va leur faire une révolution.

Vers 12h00, en Italie, lors d'une conférence de presse, le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini, président du parti de la Ligue a affirmé soutenir « les citoyens honnêtes qui protestent contre un président gouvernant contre son peuple ». Le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio du parti M5S, a twitté « in Francia, come in Italia, la politica è diventata sorda » (en France comme en Italie, la politique est devenue sourde). Sur le blog du M5S (Mouvement 5 Etoiles), Luigi Di Maio a aussi publié une lettre intitulé « Gilet gialli, non mollate! » (Gilets jaunes, ne faiblissez pas ! ) dans laquelle il propose aux Gilets jaunes l'utilisation de la plateforme internet de son parti M5S qui permet de participer à la création de loi ou au choix des candidats pour des scrutins électoraux.

Vers 15h20, le quotidien Le Monde a affirmé que les reporteurs de BFM-TV ont boycotté la mobilisation des Gilets jaunes ce lundi. Les journalistes devraient reprendre leur activité dans la semaine, au gré de l’actualité, après le boycott de ce lundi, destiné à « marquer le coup », a expliqué François Pitrel, président de la SDJ (Société des journalistes).

Dans la pile des cartes de vœux de l'Assemblé Nationale, deux courriers anonymes de menace de mort ont été adressés à deux députées LaREM qui les ont mis sur twitter :

  • Aurore Bergé : « (...) tu seras décapitée (...) »;
  • Marie Lebec : « Lebec reconnue arrogante, tu seras pendu bientôt avec la b*** de Philippe dans le *** ».
    Le journal Le Parisien a flouté la fin du courrier de Marie Lebec explicitement obscène envers le Premier ministre, tandis que Non Stop People a choisi de ne pas montrer la fin.
    Marie Lebec a déjà porté plainte tandis qu’Aurore Bergé compte entamer des procédures judiciaires d’ici la fin de la semaine.

Vers 17h00, une interview sur Facebook live d'Eric Drouet par l'initiateur de la page « Vécu, média des Gilets jaunes » Gabin Formont qui aimerait savoir pourquoi sa page « Vécu » avait disparu quelques instants d'un sondage crée par Eric Drouet, ne peut se faire suite à des problèmes techniques.

Vers 19h00, Fabien Gouttefarde, député LaREM de l'Eure a affirmé que « 49 députés LREM ont reçu des menaces, allant de menaces de mort, l'effigie de pendus ou de guillotinés, jusqu'à des incendies dans leurs domiciles privés ».

Sur le réseau autoroutier, plusieurs actions ont été recensées. Sur décision préfectorale, des échangeurs d'autoroutes ont encore été partiellement ou complètement fermés non loin des actions des Gilets jaunes :

  • l'A7 à Bollène (n°19) et Orange Sud (n°22);
  • l'A9 à Narbonne Sud (n°38) et Agde (n°34);
  • l'A50 au péage de Bandol.

Vers 19h32, selon un décompte du ministère de la justice, depuis le début du mouvement le 17 novembre :

Légende
province Paris total
gardes à vue 3 711 1 628 5 339
comparution immédiate 815
classements sans suite 436 798 1234
incarcération soixantaine
mandats de dépôt (prison ferme) 123 29 152

À Saint-Nazaire, un sexagénaire a été condamné à un mois de prison ferme pour avoir menacé les agents de l'ordre avec un tournevis. Un quadragénaire, père de famille, a pris quatre mois d'emprisonnement dont deux ferme pour avoir jeté des cailloux sur des gendarmes.

Vers 20h00, le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé qu'au total, il y a eu plus de 1000 condamnations, 5 600 gardes à vue depuis le début des Gilets jaunes.

Vers 20h00, sur Radio France Culture, Jean-Claude Michéa a affirmé qu'« en 1972 […] c’était un privilège de vivre en banlieue […] c’était pas du tout une politique de ghetto, de relégation, c’était le contraire » : « en banlieue il y avait des douches » « qu’on avait pas dans les quartiers ouvriers de Paris ». Le « taux de fécondité des familles d’origine maghrébines et africaines étant plus élevé, les banlieues sont progressivement devenues maghrébines et sub-sahariennes ».

Vers 22h, sur Cnews, dans l'émission présentée par Sonia Mabrouk, le philosophe Vincent Cespedes affirme que l'exaspération des gens qui crève de faim, qui crève de froid est compréhensive. Il ne dit pas « bravo », ni « applaudir », la violence de Christophe le boxeur et la violence des Gilets jaune mais la « comprendre ». Cette violence est condamnable tout comme la violence policière est aussi condamnable. Une intervenante lui rétorquera : c'est une réaction bestiale, ce n'est pas une réaction d'être humain. Pour Sonia Mabrouk, comprendre la violence semble la justifier.

SourcesModifier

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