Gilets jaunes : dimanche 13 janvier 2019

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Publié le 13 janvier 2019
Cette journée des « gilets jaunes » du dimanche 13 janvier 2019 est la 58ème journée qui fait suite à la journée du 12 janvier, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018.

Vers 4h30, le radar du périphérique de Châlons-en-Champagne (Marne) sur la RD3 a été incendié cette nuit de samedi à dimanche.

Comme dimanche dernier, dans toute la France, des femmes Gilets jaunes se sont réunies pour un goûter ou une marche « avec les mêmes revendications que les hommes » qui sont les bienvenus, c'est pas réservé qu’aux femmes qui étaient 400 à Toulouse, une trentaine à Pérouges, une trentaine à Caen, 300 au Mans, une petite centaine à Perpignan, 90 à Pau et 150 à Bordeaux. Au Mans, elles ont scandé « Schiappa dehors » avant de s’arrêter devant le palais de justice, où elles ont demandé à genoux de libérer un Gilet jaune en garde à vue depuis samedi. Des brassières et des lanières de tampons hygiéniques ont été accrochées aux grilles de la préfecture.

Des Gilets jaunes irréductibles sont encore présents notamment à Saint-Martin-des-Champs (Finistère) et à Pontivy.

Dans plusieurs villes de France, des Gilets jaunes ont manifesté comme à Neufchâteau (Vosges) en dépit de l'interdiction municipale, où à Avignon devant le commissariat puis devant la caserne de gendarmerie.

À Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), cet après-midi, 200 à 300 Gilets jaunes ont manifesté au pied du mémorial Charles-de-Gaulle. Les Gilets jaunes ont interprété le chant des partisans au pied du mémorial.

À Mâcon, 250 Gilets jaunes se sont rassemblés pour une marche en hommage aux victimes du mouvement et aux deux sapeurs-pompiers décédés samedi matin lors de l'explosion de gaz à Paris.

À Gien, le défilé des Gilets jaunes et la CGT a réuni qu'une soixantaine de manifestants car des Gilets jaunes ont refusé de s'associer aux syndicats car « ils se sont faits acheter » a affirmé un Gilet jaune.

À Pérouges (Ain), le dernier point de rassemblement des Gilets jaunes dans l’Ain a été supprimé au rond-point du péage de l’A42 : suite à un courrier préfectoral soulignant « l’insalubrité du campement », les Gilets jaunes ont décidé de le démonter eux-mêmes, mais la contestation et la mobilisation continuera.

Dans La Matinale Week-end de CNews, Francis Lalanne a annoncé que "la guerre est déclarée", mais "ce ne sera pas une guerre civile, ce sera une guerre civique. La violence est contreproductive, elle ne sert que l'intérêt de ceux que nous combattons". Toutes les listes des Gilets jaunes "ont l'air de s'accorder sur le fait qu'il faut une seule liste jaune" aux Européennes.

En réponse à la "lettre aux Français" d'Emmanuel Macron, Michel Onfray a affirmé que Mélenchon adhère aux Gilets jaunes « comme la tique au chien ».

Un portrait du ministre de l'Intérieur Castaner réalisé avec des photos de personnes blessées lors des manifestations circule sur les réseaux sociaux, sans que l'on en connaisse l'origine.

Vers 13h48, Frédéric Buridant a twitté que Celine Roy, l'ancienne porte-parole des Gilets jaunes à Vesoul a rejoint le parti de la France Insoumise de Jean-Luc Mélanchon.

Dans, le JDD, Jean Petaux, politologue à l'IEP de Bordeaux a affirmé que la révolte des Gilets jaunes est causé par une "métropole attractive qui agit comme un vortex, aspirant les richesses et rejetant les plus fragiles en périphérie". Pour Segundo Cimbron, le maire de Saint-Yzans-de-Médoc (Gironde), un village à 70 kilomètres au nord de Bordeaux, les couches de plus en plus aisées sont chassées en périphérie éloignée, et des Gilets jaunes se retrouvent à vivre "dans des conditions indignes près de la richesse".

Sur radio Europe 1, le maire de Dijon, François Rebsamen, a expliqué que le grand débat national " n'avancera pas" et que donc qu'il ne souhaitait pas l'organiser dans sa ville, mais il le facilitera et ”ne l'empêchera pas”.

À Cabestany (Pyrénées-Orientales), au centre culturel, 600 Gilets jaunes, se sont rassemblées dans un "congrès fondateur", premier congrès des Gilets jaunes, pour créer un mouvement pour porter les revendications des Gilets jaunes. Le maire PCF, Jean Vila, a affirmé ne pas partager toutes les revendications des Gilets jaunes. Dès le début de la conférence, lorsque Jean-Bernard Porte, l'un des organisateurs de cette réunion, a demandé a l'assemblé de voter entre accepter la presse ou non, l'assemblé se divise. Certains Gilets jaunes ont réclamé le micro, comme Christian qui demande à la presse de sortir de la salle ou Jawad qui est favorable de rester uni au collectif de Commercy (Meuse) tandis que Jean-Bernard s'y oppose. On notamment pris la parole, la compagne d'un Gilet jaune en prison ainsi qu'une Julie, une Christelle, un Thierry et un certain Jean-Pierre. Devant la cacophonie ambiante, un tiers des Gilets jaunes ont quitté les lieux. Alors que Jean-Bernard Porte tentait de répondre à BFMTV, plusieurs autres gilets jaunes l'ont coupé : "Imposteur! On ne vous laissera pas l’interviewer". Une équipe de France 3 a été insultée et molestée par trois participants; les notes d’un reporter et la carte mémoire contenant les images leur ont été dérobées.

À Audun-le-Tiche (Moselle), un groupe de Gilets jaunes est venu à la cérémonie des vœux maire Lucien Piovano à la population. Ce dernier a mis un gilet jaune.

À Paris, lors d’un meeting à La Mutualité, Marine LePen qui veut "battre Macron" a affirmé "Nous sommes tous Gilets jaunes". Le mot d'ordre choisi est « On arrive » en réponse au « qu’ils viennent me chercher! » de Macron.

Vers 20h00, plusieurs médias ont eu accès à la lettre d'Emmanuel Macron aux Français dont la publication est prévue officiellement que demain lundi. Pour le grand débat de 2 mois qui sera lancé mardi, le Président a posé au total 33 questions dont : « en matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? ». Comprendre : faut-il fixer un quota annuel d’immigrés ? Même si il ne cite, dans sa lettre, ni les thèmes du mariage pour tous, de l'IVG ou de la peine de mort, il affirme qu'il n'y a pas « de questions interdites ».

L'association SOS Racisme a twitté que les propos de la lettre d'Emmanuel Macron sous-entendent « que nous accueillions trop d’immigrés » qui avec leurs enfants sont « les boucs émissaires » « pour détourner l’attention de sa politique fiscale injuste », « sonnent comme une diversion nauséabonde » .

Jérôme Guedj a twitté : « tiens, immigration et laïcité sont donc bien au menu. Je n’avais pas vu le sujet exprimé dans le mouvement social en cours ».

D'après Le Parisien, le député européen RN Nicolas Bay a considéré que Macron n’envisage pas de réduction de l’immigration.

D'après le journal allemand Die Welt, le gouvernement espagnol finance des bus qui transportent les migrants d'Andalousie vers Barcelone et Bilbao, les encourageant à aller dans les pays du Nord et du Centre de l'Europe.

Des développeurs informatiques anonymes ont lancé le GSC (GiletJauneCoin), une cryptomonnaie liée au mouvement des Gilets jaunes, mais selon Avast, le GSC ne compterait qu’une demi-douzaine de mineurs, dont un seul détiendrait environ 80 % du hashrate.

Le journal canadien La Presse a affirmé que d'après Eric Zemmour, « la France est colonisée par l’immigration. Ça va mal se passer. Soit il y aura une islamisation totale de la France, soit il y aura partition du territoire, comme c’est arrivé au Kosovo, soit il y aura affrontement entre les deux peuples : une guerre civile. Et qu’importe si la guerre civile est actuellement menée par les gilets jaunes, mouvement essentiellement blanc, catholique, et pas trop musulman merci ».

Le groupe Gilets jaunes citoyens a mis à jours sa pétition « Retirez la légion d'honneur à Didier Andrieux et ouvrez une enquête » par « Que l'ONU ouvre une enquête sur les violences policières envers les Gilets Jaunes ».

Le Gilet jaune Maxime Nicolle a fait une Vidéo live dans laquelle il a affirmé : « on a bien rigolé pendant neuf semaines. Il serait peut-être temps de moins rigoler » tout en restant pacifique.

Sources

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