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Gilets jaunes : dimanche 3 février 2019

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3 février 2019. – Cette journée des « gilets jaunes » du dimanche 3 février 2019 est la 79ème journée qui fait suite à la journée du 2 février, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018.

À Abbeville, depuis quelques jours le radar de la D40, sur la route de la Baie de Somme, a encore été tagué.

À Marseille, le Gilet jaune de 41 ans, qui avait postée une vidéo sur Facebook samedi 26 janvier affirmant « vous êtes des gros fils de putes les flics ! On va vous péter ! Profitez bien de vos familles ! » a été placé en garde à vue aux Baumettes avant d'être jugé demain lundi.

Plusieurs centaines de femmes se sont rassemblées dimanche à Paris et dans plusieurs villes de France pour dénoncer les « violences policières », notamment à Toulouse, à Caen, à Rennes ou encore à Lyon.

À Paris, parti depuis la place Blanche, le chanteur Francis Lalanne, alors qu'il défilait dans Paris avec le cortège des femmes Gilets jaunes, a affirmé que ce sont le président de la République et son ministre de l'intérieur « qui créent la violence. Ils sont à l'origine de tous ces crimes contre l'humanité ».

À Millau, la marche des femmes Gilets jaunes s'est mobilisée malgré le froid.

À Avignon, l'Acte XII 1/2 des Gilets jaunes a eu lieu avec une nouvelle marche des femmes dans le centre-ville sous haute surveillance des forces de l'ordre : "Oui au RIC", "Démocratie sur le vrai débat" ou encore "Malheur à celui qui bâtit sa maison par l'injustice".

À Nantes, Gabin Formont, le créateur de Vécu, le média des Gilets jaunes, après un sondage du collectif sur son site web qui a obtenu 94% d'opinion favorable pour continuer, il s'est ravisé ce matin et est allé couvrir la manifestation à Nantes.

À Orange, les Gilets jaunes se sont rassemblés au rond-point de l’avion pour organiser une marche.

À Nantes, des Gilets jaunes se sont rassemblés devant le palais de justice pour exprimer leur « ras-le-bol » des violences policières.

À Paris, sur RTL, le député la France Insoumise de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, a affirmé qu'il « n'accuse pas la police mais Castaner ». La baisse des effectifs dans les rues lors des journées de mobilisation hebdomadaires ne signifie pas la victoire du bras de fer par l'exécutif : « Ça veut dire qu'il part dans une dérive autoritaire dangereuse ».

Dans un communiqué, l’OPP (Observatoire des pratiques policières) a dénoncé « l’utilisation disproportionnée et aveugle des armes de guerre » et de « lacrymogène » samedi hier à Toulouse. Elle dénonce également « à plusieurs reprises des tirs tendus réalisés par les policiers ».

Dans Atlantico, Christophe Boutin a affirmé que le Grand Débat ne parvient pas à réduire la fracture entre les deux France.

Dans Dreuz, le journaliste Jean-Patrick Grumberg s'est demandé si le gouvernement avait menti, si les radars ne servaient pas à réduire le nombre d’accidents et n’étaient que des pompes à fric et si Macron a recours à des méthodes totalitaires.

Selon le JDD, le vidéaste de 23 ans qui avait filmé et commenté l'arrestation de migrant par la gendarmerie sur le rond-point de Flixecourt (Somme) va être jugé le 31 mars. Il risque 12 000 € d'amende pour injure publique : "quelle bande d’enc**** et tout ça, ça va encore être sur nos impôts […] T’as le sourire, enc***".

Toujours selon le JDD, le président Emmanuel Macron va probablement consulter les Français par voie de référendum, le même jour que le scrutin des européennes, le 26 mai 2019. Des imprimeurs ont déjà été contactés pour imprimer les deux questions : « Doit-on réduire le nombre de parlementaires ?», et « Faut-il limiter le cumul de mandats dans le temps ? ».

Le journal Le Parisien a rapporté que suite à des messages postés sur Facebook, Amazon a licencié trois salariés Gilets jaunes âgés d’une vingtaine d’années qui étaient employés à Montélimar (Drôme) Lauwin-Planque près de Douai (Nord). Leur tord ? Avoir « manqué de loyauté » sur leur compte Facebook. Leurs messages ayant été postés publiquement sur le réseau social et pouvant être consulté par tous, il est peu probable que la justice leur donne gain de cause.

Le site internet Parstoday s'est demandé « Gilets jaunes : vers une guerre civile ? ».

Le Délégué régional des Jeunes Républicains, Pierre Liscia a twitté : " je ne me sens plus en sécurité. J'ai peur. Ma compagne souhaite que nous quittions le quartier de la Chapelle-Goutte d'Or, Paris 18e. Ces quartiers que les bobos bien-pensants qui n'y mettent jamais les pieds appellent "quartiers populaires". En réalité, ce sont des quartiers abandonnés. Ravagés même ". Le responsable pôle e-influence - LaREM, Pierre Le Texier, a répondu : "j'ai changé de quartier pour les mêmes raisons. Ce témoignage n'est pas politicien ou je ne sais quoi : il est juste. Il traduit une réalité vécue par beaucoup d'habitants à Paris ".


Dans ''Le Vent Se Lève, le journaliste Vincent Glad a affirmé que "Le rôle de la presse, ce n'est pas que d'informer, c'est aussi parfois de s'indigner". Quand Check News de Libération a sorti le 14 janvier le décompte des blessés graves chez les gilets jaunes et les journalistes (94 à ce jour), j’ai réalisé qu’on avait vraiment merdé.

Même si le sondage qui demandait si Eric Drouet pouvait rencontrer Joachim Son-Forget avec François Boulo était positif, cependant, dans la soirée, en vidéo live, Maxime Nicolle a vivement désapprouvé l'initiative et a affirmé que Éric ne lui a pas posé la question, et qu'il aurait bien voulu être consulté avant la publication du sondage dans lequel son nom apparait tout comme celui de Priscillia qui a fait savoir d'un simple "NON" qu'elle ne se rendra pas non plus au rendez-vous. Pour Maxime, il est hors de question de participer à cette rencontre : c’est le séquestré qui adore son séquestreur (cf. syndrome de Stockholm).

Eric Drouet a donc fini par retirer le sondage dans la soirée. Dans un "live" posté dans la nuit, il a lui-même admis que cette proposition ne l’enchantait pas : "Je ne peux pas abandonner ce sondage maintenant qu’il a été fait. Ce qu’on peut faire maintenant c’est réduire les contres en peaufinant cette idée".

Eric Drouet va "refaire le truc différemment" et réduire les critiques afin d’aboutir à un sondage dans lequel "plus de 90% ou 80% d’avis sont favorables".

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