Gilets jaunes : mardi 29 janvier 2019

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Publié le 29 janvier 2019
Cette journée des « gilets jaunes » du mardi 29 janvier 2019 est la 74e journée qui fait suite à la journée du 28 janvier, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018. Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs radars ont été vandalisé en France, notamment à Jurques, Plénée-Jugon-les-Lacs, Brusvily, Éterpigny et à l’entrée d’Aubencheul-au-Bac alors que les radars viennent tout juste d’être remis en fonction.

Dans la nuit de lundi à mardi, vers 2h, à Tourville-le-Rivière, des Gilets jaunes ont tenté de bloquer les livraisons d'un hypermarché Carrefour, mais les forces de l'ordre sont intervenues, ont rouvert le passage et ont interpellé le conducteur d'une fourgonnette Citroën Jumper qui a été placé en garde à vue pour entrave à la circulation. Mais non découragé, les Gilets jaunes sont aller à Rouen bloquer les livraison au MIN (Marché d'Intérêt National) mais ont de nouveau été expulsé par la police. Ils ont alors tenté de bloquer le dépôt pétrolier Rubis à Grand-Quevilly, mais les policiers étaient déjà sur place, alors ils sont allés à Saint-Etienne du Rouvray, au rond-point des vaches pour bloquer la circulation avec des feux de palettes sur la chaussée et des tirs de mortier. La police a rétablie la circulation vers 6h.

Le Gilet jaune de Bazas de 47 ans, blessé à la tête le 12 janvier à Bordeaux, est sorti du CHU de Bordeaux.

À Basse-Ham, les gendarmes ont expulsé les Gilets jaunes du rond-point.

À Sens, le conducteur d'une voiturette récidiviste de 70 ans a été condamné en comparution immédiate à 60 jours d'amende à 10 €, à 250 € pour le franchissement d'un stop, à deux mois de révocation de sursis et à une confiscation de véhicule. Il avait commis un refus d'obtempérer et pris la fuite au volant de sa voiture sans permis.

À Charleville-Mézières, un individu armé d'une hache qui a voulu en découdre avec les gilets jaunes installés place de la préfecture, a été interpellé.

À Paris, plusieurs membre du collectif les « Gilets jaunes constituants du 91 » se sont rendus à l’ambassade d’Islande pour lui demander d'aider la France, puis ils se sont rendus devant la représentation vénézuélienne à Paris : « Nous demandons l'aide officielle du gouvernement Maduro, nous demandons l'aide officielle du Venezuela, pour chasser les banksters français ».

À Paris, le plus varois des ministres, Christophe Castaner - il est né à Ollioules - a affirmé sur BFMTV : "Au Luc, cette semaine, juste à côté d’un radar vandalisé, une personne est morte. Que celui qui m’entende et qui a cassé, a détruit le radar, n’oublie pas qu’il y a peut-être une personne qui est morte à cause de lui". Mais comme le révèle Le Parisien, le choc frontal s’est produit 25 km plus loin, aux Arcs-sur-Argens le 22 décembre 2018 et ce radar des Arcs a été vandalisé le 12 décembre. Il a confirmé que suite au retrait des troupes américaines par Donald Trump, la France va rapatrier cent trente djihadistes actuellement détenus par les Kurdes en Syrie car pour Castaner « ce sont des Français avant d’être des djihadistes ». « Lorsque le juge estimera qu’il faudra les mettre en prison, ils seront mis en prison », a rassuré Castaner.

Suite à l'appel samedi d'Éric Drouet "à un soulèvement sans précédent", le ministre de l'Intérieur, Castaner, a confirmé sur BFMTV qu'il va signaler ses propos à la justice, car la loi ordonne de dénoncer toute personne appelant à commettre un crime ou un délit. Éric Drouet a alors modifié son communiqué de presse.

Dans une déclaration du Conseil de l'Europe, la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatovic s'est dit "gravement préoccupé" de la « répression » à l’encontre des Gilets jaunes  : « le niveau élevé de tension qui prévaut actuellement en France suscite mon inquiétude et je considère qu’il est urgent d’apaiser la situation ». Elle s'est dit inquiète en particulier du grand nombre de personnes blessées, certaines très gravement, notamment par des LBD, ainsi que du nouveau délit de dissimulation du visage au sein ou aux abords d’une manifestation. Elle a souligné les dangers que présenterait le projet de loi « anticasseurs » proposé par le Gouvernement en réponse aux incidents intervenus lors des manifestations.

Maxime Nicolle, alias Fly Rider, a pris date avec le gouvernement. Faute de nouvelles annonces du gouvernement face au mécontentement des "Gilets jaunes", il menace désormais de quitter la France. Son départ de l'Hexagone pourrait intervenir dès la mi-février, a-t-il assuré dans un message vidéo publié sur sa page Facebook.

Le site internet Acrimed a publié un article intitulé : « Dessine-moi un gilet jaune », le mépris selon Xavier Gorce (Le Monde) et qui répertorie tous les dessins même ceux que Le Monde a refusé « en raison de son caractère injurieux ».

Le journal Ouest France a publié une interview de Patrick Cribouw, 64 ans, un Gilet jaune niçois qui prépare une troisième liste de Gilets jaune après celle de Ingrid Levavasseur et celle Jacline Mouraud. Cette liste est baptisée « Union jaune » et va se présenté aux Européennes avec un programme qui sera organisé autour de cinq thèmes : « pouvoir d’achat, retraites, justice sociale et fiscale, immigration et souveraineté ». Patrick dit « oui à une France terre d’accueil, mais nous avons 11 millions de Français dans la précarité la plus totale. Ne serait-il pas temps de changer les choses ? ». Il a affirmé ne pas être du tout être proche du Rassemblement national et qu'il a décliné l'offre de rejoindre la liste de Ingrid Levavasseur, car pour lui, elle est « trop politisée ».

À Angoulême, l'hypermarché Leclerc a embauché quatre Gilets jaunes sur le rond-point de Locatoumat. Un cinquième, Daniel « le Gaulois », figure emblématique du mouvement, a été embauché par un patron et a repris le volant. Ne reste plus qu'à régler tous les PV totalisant 675 euros pour stationnement gênant.

À Bourg-en-Bresse, le préfet a été bloqué pendant six minutes dans sa voiture par des Gilets jaunes jusqu'à l'intervention policière.

À Montpellier, la cour d’appel a écroué un responsable de magasin de 47 ans et père de deux enfants pour l'empêcher de se concerter frauduleuse avec des coauteurs ou des complices, de l’empêcher de faire pression sur les témoins, de prévenir le renouvellement de l’infraction et de mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public qui c'est passé le 18 décembre lors de l’incendie du péage de Bessan, et dont il nie les faits.

À Nantes, le manifestant qui détenait un marteau samedi dernier, a été condamné à un an de prison dont six mois ferme.

À Vesoul, le procès de l'ex-Gilet jaune, Céline Roy, qui est poursuivie pour avoir affirmé dans une vidéo « que tous mes amis qui sont potes avec le Préfet et qui sont sur son mon Facebook lui dise d'aller se faire enculer », a été reporté, son avocat étant absent de la région.

À Ollioules, des Gilets jaunes de La Seyne ont mené l'opération baptisée « caddies en grève » à l'hypermarché Carrefour : après avoir rempli leur caddies, ils se sont rendus aux caisses automatiques où ils ont largué leur « cargaison ».

Le journal Le Populaire a publié un article sur les PV reçus à Limoges par des Gilets jaunes.

Une délégation de trois Gilets jaunes comprenant Priscillia Ludosky a été reçue à 18 heures par la ministre des Outre-mer.

Le syndicat France Police - Policiers en colère a porté plainte pour "escroquerie" contre la cagnotte de Renaud Muselier qui a répondu porter plainte en retour pour diffamation et dénonciation calomnieuse contre ce syndicat « proche de l’extrême droite ».

Le site de FranceInfo a rassemblé plusieurs témoignages de manifestants blessés. Au total, 51 personnes se sont manifestées par le biais d'un appel lancé par franceinfo pour retrouver des victimes de tirs de LBD (lanceurs de balle de défense).

La directrice de publication du Média, Aude Lancelin, a twitté : « nos contenus sont-ils contraires aux règles de la communauté bienveillante des YouTube et autres Facebook ? Le Média ne se cache pas de suivre les Gilets Jaunes. Le reportage sur l'Acte du samedi 1er décembre a par ailleurs été supprimé par Facebook sans explication ni possibilité de recours ».

Sources

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