Holodomor : l'Ukraine compte sur l'assistance des services secrets russes

Publié le 4 juin 2009
Le Conseil de sécurité ukrainien compte sur l'assistance des services secrets russes dans l'enquête sur l'Holodomor (grande famine en URSS en 1932-1933 que Kiev considère comme le génocide des Ukrainiens), lancée le 22 mai, a déclaré mercredi à Kiev Valentin Nalivaïtchenko, chef du conseil.

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Holodomor.

« L'assistance de la partie russe est importante pour une enquête objective », a indiqué M. Nalivaïtchenko avant de préciser que le conseil avait appelé le Service fédéral de Sécurité de Russie (FSB) à lui fournir des documents relatifs à l'Holodomor provenant des archives des services secrets russes.

Il ne s'agit pas d'une affaire politique, a souligné M. Nalivaïtchenko. Les personnes impliquées dans le génocide du peuple ukrainien pendant les années 1930 sont déjà mortes, mais les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles selon la Convention de l'ONU de 1968, a-t-il rappelé.

La grande famine de 1932-1933 a frappé les principales régions agricoles de l'URSS - l'Ukraine, le Caucase du Nord, les régions de la basse et de la moyenne Volga, la Russie centrale, le Kazakhstan, la Sibérie occidentale et l'Oural du Sud - faisant plusieurs millions de morts. Toutefois Kiev considère cette famine comme un génocide du peuple ukrainien qu'il a baptisé Holodomor (« génocide par famine »). Cette interprétation des événements est fortement critiquée par Moscou qui dénonce une tentative de « politiser l'histoire » et de « semer la méfiance » entre Russes et Ukrainiens.

Certaines organisations nationalistes ukrainiennes estiment que la Russie est responsable de l'Holodomor en tant qu'héritière en droits de l'URSS, mais les autorités ukrainiennes assurent qu'elles ne réclameront pas d'indemnisation du préjudice matériel et moral de la part de Moscou.

Cet article reprend la totalité ou des extraits de la dépêche de l'agence de presse RIA Novosti intitulée
«  Holodomor: l'Ukraine compte sur l'assistance des services secrets russes » datée du 3 juin 2009.

Sources