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International : Evo Morales est rentré en Bolivie

4 juillet 2013. – Après un voyage de retour depuis la Russie très mouvementé, l'avion du président bolivien Evo Morales a atterri cette nuit à 23 h 39 (heure locale) à l'aéroport d'El Ato, non-loin de La Paz. L'escale forcée du président Morales en Autriche a provoqué de vives réactions de la part des autres capitales sud-américaines ; une réunion spéciale de l'Unasur sera organisée à propos de cet événement. En Bolivie, des organisations proches du président ont organisé des manifestations devant l'ambassade de France qui a été visée par plusieurs jets de pierres provenant des manifestants qui ont également brûlé deux drapeaux français et brandis des pancartes et banderoles critiquant l'attitude française (« France hypocrite, France colonialiste »). Le parlement bolivien prévoit également d'expulser les ambassadeurs français, italiens et portugais.

De son côté, Paris a fait part de ses « regrets » à la Bolivie. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français a indiqué : « Le ministre des affaires étrangères a téléphoné à son homologue bolivien pour lui faire part des regrets de la France suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l'autorisation de survol du territoire par l'avion du président ». Par ailleurs, le président de la République François Hollande avait indiqué depuis Berlin avoir immédiatement donné l'autorisation de survol du territoire français en apprenant que l'appareil incriminé était celui du président bolivien qui se trouvait à bord.

Par la suite, Evo Morales a confirmé le 6 juillet qu'« en signe de protestation, je voudrais dire aux Européens et aux Américains du nord : maintenant, nous allons accorder l'asile si cet Américain persécuté par ses compatriotes nous le demande. »[1]

Cela semble être un camouflet pour les services de renseignements français, italiens, espagnols et portugais qui n'ont pas réussi à savoir que Edward Snowden n'était pas dans l'avion transportant Evo Morales : même s'ils voulaient affirmer officiellement leur allégeance envers les États-Unis, ils n'ont pas réussi à intimider le président bolivien.

Notes

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SourcesModifier