Le processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne peut commencer

Publié le 3 octobre 2005
L'Autriche a cédé cet après-midi, sur le dossier de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Vienne a en effet « levé toutes ses réserves », sans avoir pourtant réussi à inclure la notion de solution « alternative » à l'adhésion pure et simple. « L'Autriche et Chypre n'ont plus de problème sur le texte » indiquait-on vers 16:55 (14:55 TU).

La plupart des citoyens européens (et en particulier les autrichiens, allemands et français) ne souhaitent pas l'adhésion de la Turquie en tant que membre à part entière, même à un horizon lointain.

La présidence britannique de l'UE, qui faisait de ce début du processus d'adhésion un de ses projets phares, s'était inquiété durant tout l'après-midi des problèmes que pouvait causer un refus de la part de l'Union. Jack Straw, ministre des affaires étrangères parlait même de « catastrophe » dans le cas où l'Autriche continuerait à bloquer.

Les Britanniques sont restés inquiets après l'accord trouvé par les vingt-cinq, alors que personne n'était sûr que la Turquie l'accepterait à son tour. « Nous ne vendrons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué » indiquait-on ainsi.

Mais le ministre des affaires extérieures, M.Gül s'est finalement décidé à prendre l'avion qui le mène au Luxembourg, où la cérémonie pourra être commencée.

Plusieurs sources indiquent que la ministre des affaires étrangères autrichienne, Ursula Plasnik et le chancellier Wolfgang Schüssel pourraient avoir obtenu, en contrepartie, le début du processus de négociations avec la Croatie. Mme Del Ponte, procureur au TPI a affirmé que de réels progrès concernant l'extradition de plusieurs criminels de guerre avaient eu lieu dernièrement.

Sources

  • ((fr)) – Lefigaro.fr, avec AFP« Turquie-UE : les négociations d'adhésion peuvent commencer ». Lefigaro.fr, 3 octobre 2005.