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Les réfugiés rwandais au Burundi sont rapatriés de force selon les informations de l'ONU

17 juin 2005. – Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a déclaré que des milliers de Rwandais, refugiés au Burundi durant les derniers mois, ont été forcés à rentrer au pays. Des camions remplis de personnes ont été vus sortant des camps, bien que quelques personnes ont sauté des véhicules en mouvement pour éviter de retourner au Rwanda.

Selon un comuniqué de presse, l'UNHCR s'est vu refuser l'accès au centre de transit de Songore, dans le nord du Burundi, ce qui rend difficile la vérification. Le campement contiendrait près de 6000 refugiés depuis la semaine dernière. Les gouvernements des pays concernés se sont rencontrés en fin de semaine derière et ont declaré dans un communiqué conjoint qu'il ne s'agissait pas de refugiés mais d'« immigrants illégaux ».

« Rien ne justifie la présence de ces personnes au Burundi. Le Rwanda est en paix et il n'y a aucune persécution », a affimé Jean Marie Ngendahayo, ministre de l'Intérieur Burundais. Cette déclaration a été critiquée par l'UNHCR, qui affirme qu'il est illégal de rejeter des dizaines de personnes sans avoir d'abord évalué leur demande d'asile. Amnesty International a également affirmé que les actions prises par le Burundi sont contraires à la loi internationale.

« L'usage de menaces verbales ou physiques pour pousser les gens à repartir dans leur pays, où ils pourraient subir des persécutions, est absolument contraire au droit international, en particulier au principe inhérent de non-renvoi », a affirmé Kolawole Olaniyan, directeur du programme regional pour l'Afrique d'Amnesty International, qui a ajouté : « Nous demandons au gouvernement Burundais qu'il applique des procédures d'asile impartiales et transparentes pour déterminer les risques qu'entraînerait un retour pour chacune des personnes qui sollicitent l'asile, ainsi qu'il y est obligé en vertu du droit international. »

Cette action semble être l'une d'une série de mesures majeures, qui visent notamment les personnes demandant l'asile du Rwanda et du Burundi. Médecins sans frontières, une ONG médicale internationale, a déclaré lundi que son personnel médical s'est également vu refuser l'accès au camp de Songore.

Il y a 8000 refugiés Rwandais au Burundi et près de 7000 Burundais au Rwanda, selon l'UNHCR.

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Sources