Peter Kurer a été élu nouveau président d'UBS

Publié le 24 avril 2008
Comme prévu et malgré les huées de certains actionnaires, l'assemblée générale du groupe bancaire suisse UBS qui se tenait mercredi a élu l'avocat Peter Kurer comme remplaçant de Marcel Ospel à la présidence. Dans le même temps, l'assemblée a également accepté une nouvelle capitalisation de 15 milliards de francs suisses.

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L'assemblée, qui se tenait à la Halle St-Jacques de Bâle, a rassemblé 4211 actionnaires et a duré près de sept heures, pendant lesquelles plus d'une cinquantaine d'orateurs ont pris la parole, bon nombre pour faire part de leur frustration et de leurs critiques envers la direction de la banque, et en particulier sur les 12,5 milliards de francs distribués comme bonus aux collaborateurs de la banque en 2007, même si les critiques ont été moins virulentes que lors de l'assemblée extraordinaire qui s'était tenue en février 2008.

La salle a poliment applaudi Marcel Ospel qui quittait la présidence du conseil d'administration après sept ans. Dans son discours, il a regretté les circonstances de son départ tout en assurant que la banque va reprendre pied, précisant qu'« il s'agissait simplement d'une mauvaise tempête qui a déchiré notre voilure, mais qui n'est pas parvenue à nous faire dévier de notre cap ».

Son remplaçant, Peter Kurer âgé de 59 ans, a été élu au conseil d'administration à une écrasante majorité de 87,2 % de oui, contre 6,7 % de non et 6,15 % d'abstentions, malgré les craintes de certains actionnaires qui lui reprochent son manque d'expérience bancaire. Il a précisé ne pas se considérer comme un « simple président de transition », mais vouloir tenir son rôle « dès le premier jour ». Il a précisé certaines des mesures prises pour éviter les risques, en particulier l'instauration d'un comité des risques présidé par David Sidwell, ancien banquier de Morgan Stanley dont le rôle sera d'analyser les portefeuilles de la banque et de veiller que les processus de contrôle des risques soient appliqués. Le nouveau mot d'ordre de la banque sera « prudence », comme l'a assuré Peter Kurer : « Nous saurons tirer les enseignements des événements récents et faire entrer notre banque dans une ère nouvelle ».

Les actionnaires ont également approuvé une nouvelle augmentation du capital ordinaire de 15 milliards, après les quelque 13 milliards de francs apportés en février entièrement souscrite par les banques Morgan Stanley, BNP Paribas et Goldman Sachs. Enfin, l'assemblée a approuvé les comptes 2007, qui se soldent sur une perte de plus de 4 milliards de francs, ainsi que la réduction du mandat des administrateurs de trois à un an.

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