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Plus de 2 000 migrants sont morts en 2015 sur le chemin de l'Europe

Bateau de migrants au large de Lampedusa.

4 août 2015. – L'Organisation internationale sur les migrations (OIM) a indiqué, mardi 4 août à Genève, que plus de 2 000 hommes, femmes et enfants ont perdu la vie en tentant de rejoindre les côtes italiennes ou grecques. Au niveau mondial, OIM estime que plus de 2 800 migrants sont décédés depuis le début de l’année.

« Malheureusement, nous avons atteint ce week-end un nouveau niveau avec plus de 2 000 migrants et réfugiés morts en 2015 en tentant de joindre l'Europe via la Méditerranée », annonce Itayi Virri, porte-parole de l'OIM. La Méditerranée est donc la zone la plus meurtrière pour les migrants dans le monde. Au total, 188 000 personnes sont arrivées illégalement depuis janvier en Europe, via la Méditerranée

Les migrants morts en tentant de rejoindre l'Europe sont essentiellement issus de Libye, du Soudan, d’Érythrée, de Syrie ou d’Afghanistan. Des pays où la guerre et la famine font rage. En 2014, à la même période, l'OIM recensé 1 607 décès de migrants qui tentaient de rejoindre les côtes européennes. Soit une augmentation de 20 % en seulement un an.

L'OIM rappelle que la grande majorité des décès ont lieu dans le canal de Sicile qui relie la Libye à l’Italie. C'est de cet endroit que les passeurs fournissent aux migrants des embarcations en très mauvais état qui ne supportent pas la traversée.

L'OIM fait remarquer dans son rapport que la route de la Méditerranée centrale, entre l’Afrique du Nord et l’Italie, est bien plus dangereuse que les autres. En effet, seulement 60 migrants sont morts en tentant de rejoindre les îles grecques contre 1 930 qui sont morts avec l’espoir d’accoster à Lampedusa, en Italie.

William Lacy Swing, le directeur général de l’OIM, a violemment dénoncé l’attitude des pays européens face à l’arrivée massive de ces migrants : «  Il est inacceptable qu’au XXIe siècle des personnes fuyant les conflits, les persécutions, la misère et la dégradation des terres doivent endurer ces terribles expériences dans leurs pays d’origine pour finalement mourir aux portes de l’Europe ». Il ajoute qu'il est «  temps de faire plus que de compter le nombre de victimes. Il est temps que le monde s’engage à arrêter cette violence contre des migrants désespérés ».

Rappelons que environ 40 000 migrants sont décédés dans le monde depuis 2000, selon OIM.

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