« France : manifestations du 21 octobre à Poitiers contre le projet du gouvernement sur les retraites » : différence entre les versions

témoignage de dernière minute
[version non vérifiée][version vérifiée]
(correction effectifs de la police)
(témoignage de dernière minute)
Environ mille à deux mille lycéens se rassemblent très vite devant le lycée Victor-Hugo, venus de Louis-Armand, Auguste-Perret et Aliénor-d’Aquitaine. {{citation|Le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-François Papineau, semble conscient de l’excès de violence policière qu’il a ordonné, change d’attitude et propose aux lycéens d’encadrer leur manifestation}}. Alors que les lycéens et les professeurs présents sont révoltés, il nie devant la presse et sur le lieu des faits que la police ait fait usage de la force, sauf pour se défendre des lycéens. Il parle également de « bousculade sans heurts ». Aucune interpellation n’a eu lieu, ce qui confirme que les lycéens n’ont pas usé de violence envers la police. L’intention du pouvoir semble être l’intimidation de lycéens somme toute peu virulents. Ainsi, la police impose à partir du lendemain des contrôles d’identité aux lycéens qui se rendent aux réunions de préparation dans une brasserie voisine. Mais les quelques lycéens interrogés se disent toujours aussi motivés, et le vendredi, ils sont plus nombreux au rassemblement de protestation que les jours précédents.
 
{{citation|En apprenant le déchaînement policier et ses conséquences, les manifestants de Touffenet se dirigent vers le centre-ville.}} Arrivés devant la gare, ils font la jonction avec les lycéens, malgré les syndicalistes du SNES et de la FSU qui avaient tenté de détourner les lycéens de la jonction avec la manifestation adulte. Pour que la violence reste du côté du gouvernement (''dixit'' le militant SUD Benoît Sauvage), un groupe se constitue pour encadrer et protéger les manifestants lycéens, rassemblant principalement les anarchistes, auxquels se joignent quelques parents et quelques professeurs. À 9 h 30, une centaine de salariés occupent les voies ferrées au nord de la gare ; un groupe fluctuant de dix à cent manifestants fait la jonction entre ce groupe et le boulevard du Grand-Cerf (qui passe devant la gare). Enfin, quelques centaines de lycéens manifestent sur ce boulevard, bloquant alternativement le rond-point de la gare et la porte de Paris. Aucun incident n’a lieu, confirmant l’état d’esprit très modéré des manifestants lycéens et salariés. Dix trains sont arrêtés dans les petites stations ferroviaires des approches de Poitiers. Peu après midi, les manifestants cessent l’occupation des voies, sur sommations du DDSP. {{citation|Les agents de police commencent à se plaindre des heures supplémentaires effectuées depuis quinze jours, sans récupération.}}
 
Par ailleurs, la médiathèque François-Mitterand (centre-ville) est toujours fermée (dixième jour consécutif de fermeture). Le fonctionnement du réseau de bus a été perturbé par des débrayages (3 % des chauffeurs), ainsi que celui des crèches municipales.
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