Différences entre versions de « France : protestation des magistrats contre les propos de Nicolas Sarkozy »

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{{date|4 février 2011}}
Les propos de {{w|Nicolas Sarkozy}} à la suite de la découverte du corps de Laëtitia Perrais, 18 ans, assassinée et découpée en morceaux, ont provoqué une levée de boucliers dans la magistrature. L'auteur présumé des faitfaits, Tony Meilhon, avait été condamné à de la réclusion pour viol. Le chef de l'État avait alors accusé les services judiciaires de négligence et exigé des sanctions. {{Citation1|Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c'est la règle}} avait-il tonné. Cette annonce a été relayée et confirmée par le ministre de l'Intérieur et par le Garde des Sceaux.
 
Il n'en fallait pas plus pour que les syndicats de magistrats montassent au créneau et qu'ils demandassent une grève générale des audiences ce vendredi. Ulcérés, les magistrats nantais ont entamé, dès hier, leur grève jusqu'au 10 février 2011, suivis actuellement par ceux de {{w|Bayonne}}, {{w|Créteil}}, de l'{{w|France d'outre-mer|Outre-Mer}} ou ceux de {{w|Normandie}}. Cette initiative est soutenue par l'ordre des avocats de Nantes.
 
Les propos de l'exécutif ont été vivement condamnés par les juges dont l'{{w|Union syndicale des magistrats|USM}}<ref>Union syndicale des magistrats.</ref>, les qualifiant d'{{Citation1|écœurantes}} et de {{Citation1|lamentables}}. {{Citation1|Il est inacceptable que le gouvernement se défausse de sa responsabilité sur les services de la Justice et de la Police pour masquer sa propre incurie,.}} déclare ce syndicat.
 
Une quinzaine de syndicats en tout, justice et administration pénitentiaire, ont appelé à une journée d'action jeudi prochain. Ils sont appuyés par le syndicat majoritaire {{w|Unité Police}}. Plus rare, selon l'agence {{Reuters}}, {{Citation1|la conférence des premiers présidents de cours d'appel, organe non syndical, a exprimé dans un communiqué “sa vive préoccupation devant la tentation de reporter sur les magistrats et fonctionnaires […] la responsabilité des difficultés de fonctionnement”}}.
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