Ouvrir le menu principal

Suisse : la droite conserve la majorité au gouvernement neuchâtelois

Thierry Grosjean est le nouvel élu qui siègera au château.

22 novembre 2010. – Sans surprise, c'est le candidat du Parti libéral-radical Thierry Grosjean qui a remporté le second tour de l'élection partielle au Conseil d'État du canton de Neuchâtel organisé ce week-end pour remplacer le démissionnaire Frédéric Hainard. Obtenant 2 500 voix de plus que son adversaire vert Patrick Erard, le vigneron d'Auvernier permet ainsi à la droite de conserver la majorité au gouvernement cantonal.

Avec une participation relativement faible de 36,7 %, en légère augmentation, aucun changement notable dans le report des voix n'a été enregistré par rapport au premier tour organisé il y a quinze jours. Thierry Grosjean obtient ainsi 52,7 % des suffrages avec 24 319 voix contre 21 816 et 47,3 % à son adversaire ; il a également obtenu la majorité dans 48 des 53 communes du canton. De son côté, Patrick Erard, soutenu par l'ensemble des partis de gauche, l'a emporté dans les trois villes du canton. Suivant en cela la consigne de vote donnée par l'UDC, près de 2 000 électeurs ont enfin voté blanc, afin de protester contre la classe politique cantonale.

Âgé de 54  ans et viticulteur-encaveur de son métier, le nouveau ministre à rendu hommage, dans son premier discours, à son père Carlos Grosjean qui fut également conseiller d'État neuchâtelois. Il a réaffirmé l'importance primordiale qu'il donne à la solidarité dans le fonctionnement du collège électoral tout en affirmant être conscient de l'important travail qui l'attend pour reconstruire la confiance des Neuchâtelois dans leur classe politique. De son côté, Patrick Erard a reconnu rapidement sa « large défaite » tout en la qualifiant de « défaite pour le canton », craignant que cette élection ne fasse que perpétuer les problèmes rencontrés par le gouvernement.

Dans le courant de cette semaine, les ministres vont procéder à la répartition des départements. Si le nouvel élu devrait normalement simplement reprendre le département de l'Économie abandonné par son prédécesseur, une nouvelle attribution des différents départements est également possible selon certains observateurs.

Voir aussi

Sources