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Suisse : le recensement de la population fait peau neuve

Le bâtiment principal de l'Office fédéral de la statistique.

22 décembre 2010. – Jusqu'alors décennal, le recensement fédéral de la population va devenir annuel et ne sera plus établi sur la base d'un questionnaire rempli par l'ensemble des citoyens, mais sur celle des registres complétées par un échantillonnage. Cette nouvelle formule, présentée mardi par l'office fédéral de la statistique (OFS) devrait être moins couteuse et mieux correspondre à la pratique internationale.

Comme présenté dans son communiqué[1], l'OFS change donc son mode de récolte d'information sur la population vivant en Suisse. Le questionnaire détaillé envoyé à chaque ménage du pays tous les 10 ans disparait donc en faveur d'une utilisation des registres des communes, des cantons et de la Confédération. La collecte de ces valeurs, rendue possible à la suite de l'harmonisation des différents registres, sera effectuée chaque année au 31 décembre, permettant ainsi de prendre une photographie de la population suisse à ce moment précis.

Pour compléter ces informations, l'OFS effectuera des enquêtes annuelles effectuées sur un échantillon de la population. Ces enquêtes seront de trois types différents : un premier relevé structurel concernant différents sujets tels que les ménages, le logement, le travail et la formation, la mobilité, la langue ou la religion sera envoyé à 200 000 personnes (soit moins de 3 % de la population) ; un second relevé sera effectué téléphoniquement auprès de 10 000 à 40 000 personnes selon les besoins et concernera, chaque année pendant cinq ans, un sujet politique important. Enfin, l'office continuera à procéder à des enquêtes « Omnibus » qui permettent, sur une période de 6 mois environ, de recueillir l'avis de 3 000 personnes sur une question politique ou scientifique d'actualité.

L'OFS donne plusieurs raisons à sa décision de changement. La première raison évoquée concerne les économies de près de 100 millions de francs qui devraient être réalisées par la Confédération pour la période 2008-2015. La seconde raison relève de la rapidité de mise en ligne des données : s'il faut actuellement plus deux ans et demi pour dépouiller les résultats des recensements fédéraux, la nouvelle méthode devrait permettre de publier des données plus fréquentes et quelques mois seulement après la collecte de celles-ci. Enfin, la dernière raison invoquée met en avant la standardisation des processus avec différents pays européens qui utilisent déjà, dans une grande partie, les données disponibles dans leurs registres administratifs pour procéder aux recensements de population.

Selon le directeur de l'OFS Jürg Marti, si la réponse aux questionnaires de recensement reste obligatoire, il n'est pas prévu d'amender les réfractaires « dont le nombre n'excède pas un pour mille ».

Références et notres

Sources