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Suisse : un rapport sur l'armée dénonce la politique de défense du pays

En 1995 déjà, Pierre Maudet prônait le civisme

18 janvier 2011. – Responsable de la sécurité de la ville de Genève et lui-même capitaine à l'armée, le radical Pierre Maudet a publié lundi un rapport dans lequel il détaille ses constats et priorités pour la défense nationale. Ce rapport, rédigé avec l'aide de plusieurs experts, attaque directement le ministre de la Défense Ueli Maurer qui se voit qualifié de « plus grande menace pour la Suisse ».

Intitulé « le vrai rapport », ce document a été présenté à la presse par son principal auteur entouré de l'ancien chef de l'armée Christophe Keckeis, de l'ancien « Monsieur réfugiés » et ancien président de la Société suisse des officiers Peter Arbenz et de l'ancien ancien commandant de la police cantonale vaudoise Pierre Aeppli. Il vise, selon ses auteurs, à jeter les bases d’un débat constructif et à pallier les lacunes contenues dans les rapports sur la sécurité et l'armée présentés l'année passée par le Conseil fédéral.

Dans les grandes lignes, ce rapport préconise l'établissement d'une armée de volontaires de 20 000 hommes, une collaboration avec l'Union européenne en matière de défense, ainsi que le regroupement de l'armée, de la police fédérale, des gardes-frontière et de la sécurité nucléaire au sein d'un véritable Département fédéral de la sécurité. Cette organisation devrait permettre, selon Pierre Maudet, de pailler aux principaux problèmes que connait le pays dans ce domaine : isolation du pays, vulnérabilité aux cyberattaques, au terrorisme ainsi qu'au crime organisé. Il reproche également à Ueli Maurer de ne pas fixer de priorités dans les menaces ni d’établir de stratégie claire pour s’en prémunir.

De son côté, Christophe Keckeis a mis en avant l'importance de la collaboration internationale, en particulier avec les pays voisins. Il a pris l'exemple de la Norvège qui n'est pas membre de l'Union européenne mais collabore tout de même avec elle en matière de défense.

Le rapport a été remis aux membres des commissions de politique de sécurité des Chambres fédérales ainsi qu'à Ueli Maurer.

Sources