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Syrie : les russes bombarderaient l'opposition plutôt que l'État islamique

Su-34 russe frappant une position rebelle en octobre 2015.

23 novembre 2015. – Alors que Moscou déclare intensifier ses attaques contre le groupe État islamique, des tirs de missiles sont envoyés sur des villes qui échappent à l’organisation djihadiste.

Les hôpitaux sont aussi particulièrement visés par l’aviation russe tout comme l’approvisionnement de la population en nourriture. Le 12 novembre, à 17 h 20, des Sukhoï russes ont commencé à bombarder une localité syrienne près d’Idlib, une région contrôlée par la rébellion. Dix personnes ont été tuées et la minoterie de Binin, édifiée grâce à des subventions de Paris et de l’Union européenne, a été détruite tout comme la boulangerie industrielle. Moscou a pourtant déclaré que ses aéronefs avaient attaqué une zone tenue par le groupe État islamique. Certaines unités rebelles — armées par les Occidentaux — ont aussi vu leur centre de commandement anéanti par l'aviation russe.

La Russie crie vengeance

L'opération militaire russe se nomme désormais « Vengeance ». Vengeance non seulement pour les 224 morts de l'Airbus A321 qui s'est écrasé en Égypte, mais aussi pour les victimes des attentats du 13 novembre à Paris.

Voir aussiModifier

Pour plus de détails sur ce sujet, Wikinews a établi le dossier Guerre civile syrienne.
Ce dossier permet de situer cet article dans son contexte.

SourcesModifier