Tour de France 2008 : nouveau cas de dopage concernant un Espagnol

Publié le 16 juillet 2008
Les dirigeants du Tour de France ne relâchent pas la lutte contre le dopage au sein du peloton. Pour la seconde fois, un coureur espagnol a été convaincu de dopage à l'EPO[1]. L'intéressé, Moisés Dueñas Nevado a reçu ce matin à 9 heures la notification d'un contrôle positif à l'EPO. Les prélèvements avait été effectués à l'issue de l'étape contre-la-montre à Cholet. Son équipe, Barloworld, incrédule, a dû exclure son coureur, 19ème au classement général. Cette exclusion permet aux autres coéquipiers de continuer à participer à la compétition.

Une cinquantaine de policiers ont investi l'hôtel hébergeant les coureurs de Barloworld aux fins de perquisitions.

C'est la seconde fois qu'un Espagnol est ainsi exclu de la course pour cette raison. Le premier avait été Manuel Beltrán qui courait pour le compte de Liquigas. Il avait été contrôlé à l'issue de la première étape puis avait aussi été reconnu positif à cette même substance.

Une fédération espagnole dans le collimateur de l'UCI

 
Pat McQuaid, président de l'UCI

L'annonce de cette seconde affaire a provoqué le vif mécontentement de Pat MacQuaid, président de l'UCI[2]. Ce dernier ne croit pas à une simple coïncidence et n'a pas mâché ses mots : « Il est intéressant de constater qu'il s'agit du deuxième coureur espagnol (…) L'Espagne met plus de temps à comprendre le message ».

Son mécontentement est d'autant plus vif que ces affaires font à la suite d'un scandale de dopage en Espagne en mai 2006, connu sous le nom d'Opération Puerto. Plusieurs coureurs de premier plan avaient été mélés à cette affaire portant sur un vaste réseau de dopage sanguin. Lors de ce scandale, la fédération espagnole de cyclisme avait refusé de communiquer à l'UCI et à l'Agence mondiale antidopage les poches de sang[3] en question aux fins d'analyse ADN. Entretemps, la justice espagnole avait blanchi les coureurs incriminés estimant que la mise en danger de la vie d'autrui n'était pas établie. Le dossier a été classé sans suite en mars 2007. Il a été rouvert le 14 février 2008 par l'Audience provinciale de Madrid .

Par la suite, l'UCI avait voulu interdire à Alejandro Valverde, impliqué dans l'affaire, de participer aux mondiaux de l'an dernier. La fédération espagnole avait obtenu du TAS[4], saisi en appel, le droit, pour ce coureur, de participer à cette compétition.

En revanche, ce même tribunal s'est reconnu compétent, le 11 juillet 2008, pour connaître de l'appel de l'UCI et de l'AMA[5] contre la Fédération espagnole de cyclisme dans le cadre de cette affaire Puerto. Un délai de 6 mois a été laissé à la justice espagnole pour se déterminer pour la communication des poches de sang en question.

Notes

Voir Aussi

Sources


  •   Page « Cyclisme » de Wikinews. L'actualité cycliste dans le monde.