Vallée d'Aoste : Mont-Blanc, nouveau litige frontalier entre la France et l'Italie

L'installation d'une barrière de sécurité sur le glacier du Géant réveille un conflit frontalier vieux d'un siècle et demi.

le glacier du Géant
Le refuge Torino

Publié le 11 septembre 2015
Nouveau litige frontalier sur le Mont-Blanc entre la France et l'Italie. L'affaire a éclaté à la suite de la décision du maire de Chamonix, Éric Fournier, de bloquer l'accès au glacier du Géant par le refuge Torino, le considérant en territoire français. Cette installation de barrières de sécurité, dans une zone que les Italiens revendiquent sur le massif du Mont-Blanc, a réveillé les tensions entre la France et l'Italie.

Protestations à Courmayeur : « Ici c'est l'Italie, ils n'ont pas la compétence ». D'après les Français, la frontière passe sous le refuge Torino (3 375 mètres), pour les Italiens au contraire, la frontière se situe au milieu du glacier, à environ 300 mètres plus haut. Pour la syndic de Courmayeur Fabrizia Derriard, « nous nous basons sur les cartes de l'OTAN qui transposent la convention de 1860 et qui fixent la frontière sur la ligne de partage des eaux ». La Garde des finances a envoyé un rapport sur l'affaire aux autorités compétentes. De nouveaux relevés effectués par l'Institut géographique militaire sont en cours.

Le Président de la Région autonome Vallée d'Aoste, Auguste Rollandin, a envoyé une lettre au Président du Conseil des ministres, Matteo Renzi, et au Ministre des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni.

En face, le préfet de Haute-Savoie, Georges-François Leclerc est, intervenu directement et très vigoureusement auprès de l’ambassadeur de France en Italie, l’ex-ministre Catherine Colonna, afin de défendre les intérêts chamoniards.

Sources

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