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Vol 9268 : les boîtes noires analysées, l'hypothèse d'une bombe de plus en plus plausible

Vol Metrojet 9268


Airbus A321-231 MetroJet EI-ETJ.JPG
L'appareil impliqué, en 2014.
Chiffres clés
  • 217 passagers (dont 7 enfants)
  • 7 membres d'équipage
Déroulement
  • Décollage de Charm el-Cheikh à 3 h 51
  • Contact perdu à 4 h 13
  • Débris localisés vers 8 h 30
Géolocalisation
Géolocalisation sur la carte : Égypte
Egypt location map.svg
El-Arich

10 novembre 2015. – L'analyse des boîtes noires du vol 9268 du transporteur aérien russe Metrojet viendrait appuyer la thèse selon laquelle une bombe aurait été placée à l'intérieur de l'appareil, causant l'écrasement de l'avion de ligne en Égypte le 31 octobre dernier.

Ayman al Moukaddam, le directeur du comité d'enquête chargé de faire la lumière sur l'écrasement, a toutefois affirmé samedi dernier qu'il est encore prématuré de tirer des conclusions sur les causes de l'écrasement. « Tous les scénarios » demeurent actuellement à l'étude selon l'enquêteur-chef.

Mais selon un autre enquêteur de ce comité, désirant garder l'anonymat, il serait désormais extrêmement plausible qu'une bombe placée à bord de l'appareil ait causé sa destruction. Les Russes autant que les Égyptiens se montraient jusqu'ici prudents quant aux causes de l'écrasement, tandis que les Britanniques et les Américains proposaient déjà l'hypothèse d'une bombe.

Les boîtes noires de l'appareil, analysées par les enquêteurs égyptiens, montrent que le bruit entendu à la dernière seconde de l'enregistrement serait bel et bien celui d'un engin explosif. « Nous sommes sûr à 90 % qu'il s'agit d'une bombe », affirme l'enquêteur égyptien. C'est la première fois qu'une autorité non occidentale vient directement appuyer la thèse d'une destruction causé par une bombe, ce que les britanniques et les américains n'avaient pas tarder à avancer plus tôt la semaine dernière. Cette nouvelle donnée vient écarter la possibilité d'une cause accidentelle de la destruction de l’aéronef.

Services secrets occidentaux

Du côté des États-Unis et du Royaume-Uni, la piste d'une destruction intentionnelle semble pratiquement confirmée, bien qu'il ne soit toutefois pas question de la preuve formelle d'un attentat à la bombe. Sur la base de l'interception de certaines communications, dont quelques renseignements sont fournis par Israël, les services secrets américains et britanniques seraient en mesure d'envisager très sérieusement la piste d'un complot en vue de la destruction de l'appareil russe.

Ces communications entre factions terroristes émanant de l'état islamique contiendraient des informations sur la bombe ainsi que sur le type de détonateur utilisés pour faire exploser l'appareil en plein vol. On y apprend également que l'engin explosif aurait était placé dans la soute à bagage.

Rappelons que 224 personnes sont mortes dans cet écrasement. L'état islamique en revendique la responsabilité en réponse à la présence miliaire russe en Syrie.

Articles connexesModifier

SourcesModifier