Climat : un problème inexistant selon Vaclav Klaus

Publié le 10 mars 2009
Vaclav Klaus, dont le pays assume la présidence tournante de l'UE, a appelé l'Europe à boucler le « problème inventé du climat », qualifié de prioritaire dans le document principal de l'UE - le Traité de Lisbonne, qui modifie la structure des organes de direction de l'Union européenne.

Vaclav Klaus

« L'Union européenne est une communauté de politiques pragmatiques, et l'UE a besoin d'adopter une décision pragmatique (sur le climat) - sans aller plus loin ».", a déclaré Vaclav Klaus exprimant son point de vue sur la question de l'ordre du jour européen de la lutte contre le réchauffement climatique global dans une intervention lundi à l'Université Columbia dans le cadre du projet « Leaders mondiaux ».

L'Université Columbia et, notamment, son Institut de la Terre, est le principal centre mondial d'étude du climat à avoir avancé l'idée de coordonner les actions à l'échelon global face à la menace de modification de l'écologie due aux activités industrielles.

En janvier 2009, au sein de l'Université Columbia s'est ouvert le Centre climatique, qui réunit sous le thème du problème du nouveau défi climatique, des écologistes, des ingénieurs, des médecins et des spécialistes de la politique internationale.

Vaclav Klaus, dont le scepticisme est bien connu envers la menace de réchauffement climatique global et du pronostic apocalyptique de nombreux écologistes influents, a de nouveau fustigé les fauteurs de panique, qui, selon lui, manipulent l'opinion publique, et provoqué par ses propos l'irritation de l'auditoire, représenté par les partisans de la « planète verte ». Ainsi, l'un des scientifiques, notant l'attitude constamment négative du président tchèque envers les initiatives internationales, lui a demandé ce qu'il proposait pour résoudre de problème du réchauffement climatique global.

« Comment peut-on se représenter le règlement d'un problème inexistant ? » - a répondu avec un sourire Vaclav Klaus, provoquant l'hilarité dans la salle.

Au poste de chef de l'État qui préside actuellement l'UE, Vaclav Klaus a l'intention de diffuser largement son idée et est décidé à et aller à contre-courant de l'ordre du jour non seulement de l'UE, mais aussi de l'ONU, qui ont placé la menace du réchauffement climatique global sur le même plan que la lutte contre le terrorisme et la famine.

« J'organiserai des conférences lors desquelles je m'efforcerai de convaincre les gens. Car ne on peut pas imposer ses opinions », a répondu Vaclav Klaus, expliquant de quelle manière il envisageait d'utiliser la présidence de son pays.

Le président tchèque a réaffirmé la position de Prague consistant à refuser de rejoindre le processus du Traité de Lisbonne, qui, selon lui, va à l'encontre des droits et libertés démocratiques.

« Je n'ai jamais entendu dire que le Traité de Lisbonne renforçait la démocratie européenne. C'est pour moi une information choquante », a répliqué le président Klaus à l'un de ses adversaires dans l'auditoire.

« Il (le Traité) suppose une gestion fortement centralisée avec Bruxelles comme centre de prise des décisions », a déclaré Vaclav Klaus.

Le président a rappelé que la République Tchèque n'est pas l'unique adversaire de la centralisation de l'UE, dans la mesure où le Traité a déjà été rejeté par voie référendaire en Irlande, car il n'a toujours pas été approuvé par la Pologne et par l'Allemagne, où la Cour constitutionnelle étudie la conformité du nouveau traité européen à sa constitution nationale.

Cet article reprend la totalité ou des extraits de la dépêche de l'agence de presse RIA Novosti intitulée
«  Climat: un problème inexistant (président tchèque de l'UE) » datée du 10 mars 2009.

Sources



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