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Bolivie : Evo Morales expulse l'Usaid

Le président bolivien, Evo Morales.

2 mai 2013. – C'était devenu une habitude depuis l’élection d'Evo Morales le 19 décembre 2005[1] et la mise en place de son programme consistant en la reprise en main de l'État sur les ressources du pays[2], chaque 1er mai donnait lieu a des annonces de nationalisation d'entreprises étrangères ayant essentiellement un rôle dans la gestion des matières premières du pays. Il y a un an c'était au tour de la nationalisation de Transportadora de Electricidad (TDE), filiale de l'espagnole Red electrica española. Mais le principal symbole de ces nationalisations avait eu lieu en décembre 2007[1] (annoncées le 1er mai 2006) avec la nationalisation des 26 compagnies pétrolières présentes dans le pays dont Total, Repsol, Petrobras ou encore ExonMobil.

Mais cette année c'est un autre pan de son programme qu'Evo Morales a choisi de mettre en avant, le rejet de la puissance américaine. Il a en effet annoncé ce mardi 1er mai l'expulsion sans préavis de l'Usaid l'agence américaine pour le développement international sous prétexte d'ingérence dans les affaires intérieures boliviennes. Le président bolivien n'en est pas à son coup d'essai dans sa lutte contre les États-Unis, en effet, rappelons qu'en 2008 l'ambassadeur des États-Unis en Bolivie et l'agence anti-drogue américaine (DEA) avaient subi même sort et ce pour la même accusation.

xpx Aujourd’hui, nous allons nationaliser seulement la dignité du peuple bolivien. xpx

— Evo Morales, le 1er mai 2013.

Evo Morales a en effet expliqué qu'il allait nationaliser la dignité du peuple bolivien en expulsant l'Usaid. De leur coté les États-Unis ont tenu à rappeler que la mission de l'Usaid était partie intégrante du Plan national de développement adopté par le gouvernement bolivien en 2008. Ce plan avait pour but la protection de l'environnement mais aussi des programmes de développement dans les secteurs de la santé et de l'éducation.

Cette annonce d'expulsion n'est pas la seule bonne nouvelle du moment pour M. Morales, en effet alors que la constitution de la Bolivie limite le nombre de mandats présidentiel à 2 consécutifs, le tribunal constitutionnel de Bolivie vient d'autoriser M. Morales à un 3e mandat ce 29 avril.

Notes

SourcesModifier