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Communauté valencienne : Catalunya Ràdio et Catalunya Informació désormais hors-la-loi

Stand de Catalunya Ràdio

22 janvier 2014, Communauté valencienne. – Le gouvernement de Madrid, dirigé par le Parti populaire, émet de nouvelles restrictions contre la langue catalane. Aujourd'hui, les quotidiens catalans ont rendu public la décision du ministre de l'Industrie selon laquelle Catalunya Informació et Catalunya Ràdio utiliseraient l'installation sans les autorisations afférentes à ces émissions. Depuis 20 ans, les deux stations utilisaient les relais de l'Acció Cultural del País Valencià, qui a rendu possible l'arrivée des signaux.

Le ministre se réserve le droit d'infliger une amende aux deux radios pouvant aller jusqu'à 500 000 euros pour chacune d'entre elles si elle continuaient leurs émissions. Les radios ont reçu, le 17 janvier dernier, une mise en demeure a fin qu'elles arrêtassent le signal. L'automne dernier, le gouvernement valencien, dirigé par ce même parti populaire a décidé la fermeture de la télévision valencienne qui émettaient en valencien, une variante du catalan. En 2011, il a déjà interdit la chaîne de télévision catalane, TV3, malgré une vague de protestations dans le pays.

Protestations politiques

Les hommes politiques catalans ont estimé ceci comme une nouvelle attaque en vue de l'éradication du catalan, et aussi une des mesures de rétorsion après l'annonce du référendum d'autodétermination de la Catalogne pour le 9 novembre de cette année. La presse a publié plusieurs réactions des politiques catalans.

Cquote1.png J'invite les Valenciens et les Catalans à défendre leurs droits linguistiques parce que ceci est une attaque de plus contre la langue. link = Communauté valencienne : Catalunya Ràdio et Catalunya Informació désormais hors-la-loi

— Artur Mas, Président de la Généralité de Catalogne.

Le président du gouvernement catalan a immédiatement réagi et a invité « J'invite les Valenciens et les Catalans à défendre leurs droits linguistiques parce que ceci est une attaque de plus contre la langue. »

« La gangrène catalane doit être éradiquée ; c'est la réaction du gouvernement du PP vis-à-vis du processus de la Catalogne », a déclaré Eliseu Climent, président d'honneur de l’ACPV. Le conseiller à la présidence, Francesc Homs a ajouté : « Il ne reste plus que d'interdire Internet. Il chercheront des prétextes légaux mais c'est une attaque claire contre la langue. » « C'est un nouveau coup d'État qui prive le droit aux Valenciens à recevoir des information dans leur langue », a aussi confié Agustí Cerdà, président de l'ERPV.

Protestation de l'Union des Journalistes valenciens

L'Union des journalistes valenciens a publié un communiqué de presse selon lequel elle manifeste sa « contrariété et son refus de la fermeture du signal de Catalunya Ràdio et de Catalunya Informació » en la Communauté valencienne. Elle a ajouté : « L'Union des journalistes valencien comprend cette action comme une attaque répétée contre la pluralité informative et une suppression de plus dans les droits à l'information de la citoyenneté. » Elle a relevé qu'à ceci s'ajoutent celles de la télévision valencienne[1], et des émissions de télévisions locales, le catalan ayant « chaque fois moins de présence dans les médias valenciens », peut-on lire dans le journal catalan Ara.

Notes


SourcesModifier


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