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France : 71 % des Français pensent que l'adhésion à l'Union européenne a été bénéfique

11 septembre 2014. – L'étude annuelle de l'institut américain German Marshall Fund (GMF) Transatlantic Trends a été publiée ce mercredi 10 septembre. Cette 13e Transatlantic Trends, qui a interrogé un échantillon significatif en France, Allemagne, Grèce, Italie, Pologne, Espagne, Suède, Turquie, Russie, aux Pays-Bas, États-Unis, au Portugal et Royaume-Uni entre le 2 et le 25 juin 2014, met en avant de nombreuses tendances dans les sociétés européennes.

Pour 65 % des Européens l'adhésion à l'UE de leur pays a été bénéfiqueModifier

65 % des Européens interrogés ont déclaré penser que l'adhésion de leur pays à l'Union européenne a été bénéfique, néanmoins certaines disparités apparaissent : seuls 53 % des Grecs estiment que l'UE a été bénéfique quand en Allemagne ils sont 76 %. Les 3 pays à estimer le plus fortement que l'adhésion a été bénéfique sont l'Allemagne à 76 %, la Pologne à 73 % et la France à 71 %. Cependant 45 % des personnes interrogées estiment que l'adhésion a eu un impact négatif sur l'économie nationale de leur pays et 73 % pensent que l'UE n'en fait pas assez pour combattre la crise économique en cours.


L'adhésion à l'UE a été bénéfique
10
20
30
40
50
60
70
80
Allemagne
Pologne
France
Pays-Bas
Suède
Espagne
Italie
Portugal
Grèce
Royaume-Uni
Moyenne
  •   Pas d'accord
  •   D'accord

Les Européens pour plus de prééminence de l'UEModifier

Une majorité d'Européens — 56 % — restent favorables à une prééminence des États-Unis dans le monde des affaires internationales mais de forts écarts sont notables : 62 % de Suédois, 65 % de Britanniques, 68 % d'Allemands y sont favorables contre seulement 39 % en Espagne et 31 % en Grèce. Les pays les plus partagés sur cette questions sont la France (51 % pour, 48 % contre), l'Italie (55 % pour, 42 % contre) et le Portugal (53 % pour, 37 % contre).

En revanche là où les Européens se retrouvent c'est sur l'envie de voir plus de prééminence de la part de l'UE dans le monde des affaires internationales. 73 % des répondants — 2 points de plus par rapport à l'année dernière — ont estimé que le rôle de l'UE dans les affaires internationales doit augmenter. En Espagne 65 % soutiennent cette optique, soit 9 points supplémentaires par rapport à 2013. Le pays où il y a le plus d'opposition à cette optique est la Grèce où 38 % sont contre l'augmentation de la prééminence de l'UE.

Le soutien des Européens à la politique étrangère américaine se réduit également, ils sont 64 % à soutenir la politique de Barack Obama sur la scène internationale, soit une baisse de 5 points par rapport à 2013 et de 21 points par rapport à 2009.


Pourcentage de soutien à la politique étrangère des États-Unis
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
Italie
Pays-Bas
France
Pologne
Portugal
Suède*
Royaume-Uni
Allemagne
Espagne
Grèce**
Moyenne
  •   En 2009
  •   En 2014

* Les données datent de 2011.
** Pas de données antérieures à 2014.

Les Européens veulent plus d'indépendance vis-à-vis des États-UnisModifier

Bien que 67 % des Européens ont une bonne opinion des États-Unis — et même 78 % en Pologne, 75 % en Allemagne et 73 % en France contre seulement 40 % en Grèce — 50 % des interrogés souhaitent une approche plus indépendante, soit une augmentation de 8 points par rapport à 2013. L'étude met en avant plusieurs justifications à cette augmentation, notamment l'affaire des écoutes des dirigeants allemands ou les discussions en cours sur un possible traité de libre échange en les États-Unis et l'Union européenne.


Souhait d'évolution des relations de l'UE avec les États-Unis
25
50
75
100
125
150
Grèce
Italie
Espagne
Allemagne
Portugal
France
Pays-Bas
Royaume-Uni
Suède
Pologne
Moyenne
  •   Plus indépendantes
  •   Identiques à aujourd'hui
  •   Plus rapprochées

Les Européens ressentent la crise économiqueModifier

À la question, êtes-vous personnellement affecté par la crise économique, les Européens répondent à une large majorité — 58 % contre 54 % en 2009 — par l'affirmative. Le pays incantateur de ce ressenti est la Grèce où 95 % des sondés affirment être touchés par la crise. 91 % au Portugal, 81 % en Espagne, 72 % en Italie et 64 % en France font la même réponse.


Pourcentage de personnes se sentant touchées personnellement par la crise économique
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
Grèce**
Portugal
Espagne
Italie
France
Royaume-Uni
Pologne
Pays-Bas
Allemagne
Suède*
Moyenne
  •   En 2009
  •   En 2014

* Les données datent de 2011.
** Pas de données antérieures à 2014.

Parmi les diverses autres tendances mises en lumière on notera l'inquiétude croissante des pays comme la Grèce, le Portugal, l'Espagne et la Pologne face à l'émigration, l'inquiétude de la Grèce, l'Italie, la France face à l'immigration et l'opinion partagée face au maintient du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

SourcesModifier