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Gilets jaunes : vendredi 4 janvier 2019

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4 janvier 2018. – Cette journée des « Gilets jaunes » du vendredi 4 janvier 2019 est la 49ème journée qui fait suite à la journée du 3 janvier, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, plusieurs évènements se sont déroulés :

  • La police a expulsé entre 50 à 70 Gilets jaunes et interpellé cinq personnes devant le dépôt pétrolier de Fondeyre à Toulouse;
  • Quatre radars ont été incendiés autour du Puy-en-Velay (Haute-Loire);
  • La députée LaREM de Paris, Olivia Grégoire, a porté plainte suite au taguage d'une affiche de sa permanence;
  • Le député LaREM de la Vienne, Sacha Houlié, a porté plainte suite au taguage d'une affiche de sa permanence.

Vers 11h00, le député européen Florian Philippot a twitté que les Patriotes soutiennent tous les rassemblements pacifiques pour l’Acte VIII ! Exigeons le RIC véritable ! Puis vers 13h00 une photo de lui portant un gilet jaune et parlant à un Gilet jaune sur un rond-point.

Vers 11h22, à Lampedusa (Italie), Benoît Micolon, pilote de ligne co-fondateur de « Pilotes Volontaires », une ONG de Chamonix (Haute-Savoie), a affirmé avoir déjà sauvé 4000 migrants.

À la mi journée, à Dions (Gard), au rond-point de l'intersection RD 225 et RN 106, les agents de l'ordre ont expulsé les Gilets jaunes qui ont déversé sur la chaussée des centaines de litres d’huile de vidange. Le préfet du Gard a condamné cette pollution.

À Béziers, allant au-delà des réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel a condamné un père de famille de deux enfants de 12 et 16 ans à deux ans de prison ferme pour des violences contre des gendarmes, entrave à la circulation et dégradation d'une voiture de gendarmerie lors de l'acte 2 (24 novembre).

Vers 14h20, dans une vidéo publiée sur le site internet Putsch, Christophe Chalençon a affirmé que tant que Eric Drouet n’appelle pas à la guerre, il est invité à rejoindre la « grande coordination nationale » pour créer un outil qui servira aux candidats Gilets jaunes pour les élections européennes, puis municipales et législatives. Une réunion se tiendra demain samedi à Marseille dans les locaux du journal La Provence dont l'actionnaire principal est Bernard Tapie. Le journal La Provence ne sera pas impliqué et restera indépendant du mouvement rassurent les journalistes Franz-Olivier Giesbert et François Tonneau qui divisent les Gilets jaunes en trois courants :

  • 1) Les sans-culottes avec Eric Drouet et Maxime Nicolle qui a affirmé que « des gens se préparent à un soulèvement national avec des armes »;
  • 2) Les ambitieux avec :
    • Jacline Mouraud qui veut créer un parti « au nom du peuple français »;
    • Jean-François Barnaba, Christophe Chalençon, Francis Lalanne, Michel Onfray, Bernard Tapie et Alexandre Jardin qui veulent créer une liste de députés et de maires Gilets jaunes;
  • 3) Les infiltrés comme Benjamin Cauchy, réputé proche de Nicolas Dupont-Aignan.

Vers 14h30, à Bonne (Haute-Savoie), trois Gilets jaunes ont été blessés au rond-point avenue du Léman lors d'une altercation avec des gens du voyage.

Vers 16h00, à Arelaune-en-Seine (Seine-Maritime), les gendarmes ont expulsé les Gilets jaunes près du pont de Brotonne sur la commune de Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, mais l'un d'entre eux a tenté de mettre un coup de poing à un gendarme et a été mis en garde à vue.

Vers 17h00, le journal Charente Libre a publié la photo d'un radar incendié à Saint-Saturnin sur la nationale 141 : « plus un radar fixe ne flashe en Charente ».

Vers 17h00, le député LaREM du Val-de-Marne Jean François Mbaye a twitté qu'il allait porter plainte suite à la réception d'un courrier à son adresse contenant autre autre : « (...) tous juste bons à faire des gosses, à se multiplier comme des rats (...) ».

Sur le réseau autoroutier, plusieurs actions ont été recensées. Sur décision préfectorale, 3 échangeurs d'autoroutes ont encore été partiellement ou complètement fermés non loin des actions des Gilets jaunes :

  • l'A7 à Bollène (n°19);
  • l'A9 à Narbonne Sud (n°38) et Agde (n°34);
  • l'A50 au péage de Bandol reste fermé dans le sens Toulon/Marseille.

À 19h00, l’échangeur d’Orange Sud (n°22) sur l'A7 a été rouvert.

Vers 20h00, dans 24h Pujadas‏, la députée LR Valerie Boyer a affirmé que lors de la consultation sur les lois de bioéthique où il y a eu débats, on a dit aux gens « circulez, il n'y a rien à voir », et que la première préoccupation des Français, l'immigration, a été supprimé par Emmanuel Macron.

Vers 22h30, à Sevrey (Saône-et-Loire), les gendarmes du P.S.I.G et des brigades du chalonnais ont expulsé une centaine de Gilets jaunes et ont fait 18 interpellations devant le site d'Amazon puis sur la D906, entre Lux et le rond-point de Sevrey.

Vers 23h00, dans une vidéo diffusée sur dailymotion intitulée « L'interview politique de Marlène Schiappa, secrétaire d'État auprès du Premier ministre » et enregistrée après le conseil des ministre de cet après-midi, Marlène Schiappa, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, affirme que dans les Gilets jaunes, il y en a qui ne sont pas « anti-musulmans » mais d'autre part, il y a « une foule haineuse », « des gens qui avaient des idées d'extrême droite  » qui s'autorisent à avoir des propos qui tombent sous le « coup de la loi ». La « liberté d'expression » est encadrée par le droit : vous n'avez pas le droit de commettre des « appels à la haine » ni de relayer des propos « anti-musulmans ». Les Gilets jaunes qui dénoncent des migrants en les forçant à sortir du camion dans lequel ils qui se trouvent, eux, sont une « foule haineuse » qui doit être « condamnée » et leur place n'est pas dans le « débat publique », leur place est « devant un juge ». A propos de certains Gilets jaune vis-à-vis de Brigitte Macron, Schiappa répond qu'il y a une agressivité qui est tout à fait injustifiable et qui doit être « condamnable » quand elle tombe sous le « coup de la loi ». L'hebdomadaire Le Point publiera dimanche sur son site une autre partie de l'interview dans laquelle Schiappa a précisé que plusieurs vidéos « ordurières » contre Brigitte Macron circulent sans « condamnation » et qu'elle « prépare un signalement au CSA » sur la vidéo « Brigitte, il faut la foutre toute nue sur une palette » .

À la veille de l'acte 8 qui aura lieu demain samedi dans toute la France et plus particulièrement dans les grandes métropoles où c'est calme la semaine, environ 2500 personnes ont été recensées dans toute la France.

Dans le journal Mariane, le directeur adjoint de la rédaction, Jack Dion, a surnommé « éditocrates » les éditorialistes, qui ont insulté ou affiché leur « mépris » pour les Gilets jaunes : Bernard-Henri Lévy, Jean Quatremer, Jean-Michel Aphatie et Pascal Bruckner.

Sur Vécu, le média du gilet jaune, Priscillia Ludosky a été interviewé par Gabin Formont.

SourcesModifier

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