Impact cosmique : l'ONU presse les nations d'agir

Publié le 12 février 2014
Il y a un an, un météore explosait au-dessus de Tcheliabinsk, en Russie. Sans faire de morts, la désintégration de l'objet stellaire a fait plusieurs blessés et provoqué de nombreux dégâts matériels dans la ville russe. L’astéroïde géocroiseur n'a pas été détecté avant son entrée dans l'atmosphère terrestre.

Pays membres de COPUOS.

C’est pour cela que le Comité des Nations unies pour l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique (COPUOS) a créé un groupe consultatif pour la planification des missions spatiales (SMPAG). Son but est d'élaborer une stratégie sur la façon de réagir à une éventuelle menace de collision avec un astéroïde. Considérant que l'enjeu est très important, l'ONU appelle à une coordination des ressources terrestres au cas où le scénario devait se réaliser. L'Agence spatiale européenne et la NASA ont déjà confirmé leur participation.

Le plan du comité implique une détection rapide de la menace. Des astronautes estiment que si une navette touche un astéroïde 5 à 10 ans avant la collision, une petite altération de sa trajectoire pourrait, à elle seule, faire en sorte d'éviter une collision avec la Terre. Cela pourrait être possible avec un changement de sa vitesse de l'ordre d'à peine un millimètre par seconde.

Un autre avantage d'une détection rapide de la menace est la possibilité de faire évacuer la zone d'impact prévue (pour les astéroïdes de faible taille).

Sentinel

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D'autres initiatives visant à protéger l'humanité d'une telle menace ont été prises. En effet, Ed Lu, un ancien astronaute américain, a mis sur pieds la Fondation B612 qui développe un télescope infrarouge dédié à la détection de géocroiseurs. Baptisé Sentinel, sa mise en opération est prévue pour 2017.

Sources

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