Ouvrir le menu principal

Gilets jaunes : vendredi 1er février 2019

Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimedia :

1er février 2019. – Cette journée des « gilets jaunes » du vendredi 1er février 2019 est la 77e journée qui fait suite à la journée du 31 janvier, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018.

Dans la nuit de jeudi à vendredi plusieurs radars ont été détruits :

  • à Estrablin le long de la RD 502;
  • dans la Loire, quatre radars automatiques ont été détruits à Cuzieu, Montrond les Bains et La Versanne. Les gendarmes de la Loire ont alors mis en place un système de surveillance et ont interpellé deux suspects près du radar à Veauche.

L'hebdomadaire Le Point a affirmé que « les radars n'ont plus du tout le rôle pédagogique qu'on leur prête trop souvent, mais demeurent bien une redoutable pompe à finances ».

D'après le journal le Huffingtonpost, le collectif militant Désarmons-les et le journaliste indépendant David Dufresne, depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes le 17 novembre, une vingtaine de personnes a été touchée à l'œil par des tirs de LBD (lanceur de balle de défense) et la plupart d'entre elles sont éborgnées.

Malgré tout, le Conseil d'État a rendu un avis favorable au maintien de l'usage du lanceur de balles.

Le journal L'Obs a affirmé que 116 enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN pour des violences policières présumées, notamment pour 36 tire de LBD et pour 30 blessures aux yeux dont 10 irréversibles.

Toujours dans le Huffingtonpost, le journal affirme que les Gilets jaunes en colère regrettent d'être encore une fois mis à contribution et ne comprennent pas comment l'augmentation du Nutella grâce à la loi Alimentation bénéficie aux agriculteurs.

Après la liste de Levavasseur, de Lalanne, de Mouraud et de Cribouw, voici une cinquième liste de Gilets jaunes, baptisée « Rassemblement des Gilets jaunes citoyens », avec à sa tête Thierry Paul Valette qui a quitté Lalanne la semaine dernière car ce dernier est ouvert à tous, même aux extrêmes. Selon Lalanne, la liste du chanteur a déjà une quarantaine de noms issus de toute la France.

À Angoulême, les derniers irréductibles Mohicans de Locatoumat reviennent tous les jours sur le rond point.

À Bobigny, l'homme de 31 ans qui a menacé de mort et de viol sur les réseaux sociaux la policière Linda Kebbab, a été condamné à quatre mois de prison ferme et à lui verser "1 000 euros".

À Évreux, un Conchois-en-Ouche a été condamné à six mois de prison ferme pour des violences sur des gendarmes. Mercredi dernier, il avait déjà écopé d’une peine de prison avec sursis et mise à l’épreuve par la même juridiction, également pour des outrages. Les quatre gendarmes victimes de ses débordements ont demandé 300 € chacun. Le tribunal l'a envoyé en prison avec seulement 150 € de dédommagements pour chaque gendarmes.

À Caen, quatre gilets jaunes ont été condamnés vendredi en correctionnelle à Caen à des peines allant de neuf mois à deux ans et demi de prison ferme, notamment pour blessures volontaires sur des gendarmes le 29 décembre.

À Poitiers, un Gilet jaune a été condamné à six mois de prison avec sursis, assortis d'un travail d'intérêt général de 140 heures et à verser 300€ au commissaire insulté le 12 janvier.

À Sennecé-lès-Mâcon, les Gilets jaunes occupent à nouveau le rond-point du péage n°28 de l'autoroute A6.

L'hebdomadaire Marianne a assisté à une réunion du "grand débat" organisée dans un quartier de Gennevilliers, au nord de Paris, où la colère côtoie la résignation : "les gilets jaunes, ils ont peur de se retrouver comme nous".

À Paris, XIXe, Théo Luhaka, blessé il y a deux ans lors d'une interpellation, a organisé un débat sur les violences policières, en présence de deux cents personnes, dont Dominique Sopo, président de SOS Racisme, la journaliste Audrey Pulvar, Olivier Segbo, ex-maire adjoint (UDI) à Longjumeau (Essonne), Eléonore Luhaka, la grande sœur de Théo, et Thierry Paul Valette, qui vient de se lancer dans la course aux européennes :

  • Avec les Gilets jaunes, on découvre ce que la banlieue subit depuis des années ! a dit agacée Eléonore.
  • Audrey Pulvar a estimé que ces violences « résultent de choix politiques ».
  • Théo a présenté « Nouveau départ - le Phénix », un projet associatif qui va commencer en mars pour mobiliser les jeunes désœuvrés.

Dans l'hebdomadaire Le Point, le président de la République a déclaré : "Il ne faut pas se tromper. On est d'une naïveté extraordinaire. (...) Le boxeur, la vidéo qu'il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d'extrême gauche. Le type, il n'a pas les mots d'un Gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan".

À Paris, à l'Elysée, a eu lieu le 4e Grand débat national, consacré cette fois ci à l’Outre-mer. Le président Emmanuel Macron a rencontré une soixantaine de maires, ainsi que quelques parlementaires et présidents de région. La maire de Chirongui à Mayotte, Hanima Ibrahima a mis en avant les conséquences de l'immigration clandestine sur la vie au quotidien : « je parle comme je le dis de l'immigration clandestine. Chaque maire ici oui chaque maire ici pourra témoigner des effets néfastes qu'elle engendre faute de maîtrise et de solutions durables. Je parle de :

  • occupations illégales de terrains, publics et privés ;
  • impact désastreux sur l'environnement via les cultures, illégales, le défrichements de nos forets;
  • tensions inter-communautaires ;
  • prolifération des déchets dans les zones naturelles (je parle de nos rivières parce qu'ils sont envahis mais aussi dans nos mangroves);
  • saturation des services publics notamment scolaire et hôpital pour ne citer que ces deux là seulement ;
  • conditions de vie, bien sûr je vous le dis monsieur le président de la république ces conditions là sont indignes de notre république ».

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner a fait part de sa crainte que des "groupes très à gauche" ne veuillent se livrer samedi, lors de la douzième mobilisation des "gilets jaunes" à Paris, à un "match retour", après les violences survenues samedi dernier.

Dans Le Figaro, Éric Zemmour a publié un article intitulé : « La France, terre de violences et patrie de la guerre civile ».

À Saint-Dizier, les Gilets jaunes veulent savoir «où va l’argent» de leurs impôts.

À Boulogne/Mer, ce soir, entre 150 et 200 Gilets jaunes ont fait une marche nocturne pour leur Acte XII dans les rues du centre-ville.

À Gueret, l’ancien ministre André Chandernagor a condamné la “jacquerie” des Gilets jaunes.

Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon a appelé à dire "Stop au président Flash-Ball".

La chaîne Cnews a rediffusé la liste des revendications des gilets jaunes publiée en décembre.

Dans le journal Politis, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a affirmé que « même si l’action des Gilets jaunes sur les ronds-points est positive, le Medef est trop tranquille ».

À Paris, sur franceinfo, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré "ne pas comprendre le mot d'ordre" de la mobilisation du 5 février, voulue par la CGT et le "gilet jaune" Eric Drouet qui n'est "pas fréquentable". Il a qualifié les revendications de la grève de demain mardi, de « liste à la Prévert » et préférant participer au grand débat proposé par l'exécutif a décidé de ne pas se joindre à l'appel de la CGT et Solidaires.

Le journal L'Est Republicain a synthétisé l'étude sociologique publiée mercredi par le journal Le Monde qui a été établie par cinq chercheurs grenoblois : les Gilets jaunes sont ni à gauche, ni à droite mais précaires.

Au Perray-en-Yvelines, suite à l'accueil des Gilets jaunes et des agriculteurs au vœux de la députée des Yvelines Aurore Bergé (LREM), cette dernière a twitté : « empêcher les personnes handicapées de se garer à proximité de la salle sont des méthodes condamnables ».

Après avoir rencontré hier jeudi le député UDI (ex-LaREM) des Français à l'étranger, Joachim Son-Forget, ce vendredi soir, Doc Gyneco lui a écrit une lettre sur un réseau social lui disant qu'il est « ok » pour l’aider. Doc Gynéco lui dit qu'il « faut que l’on parle de l’implication de Eric Drouet » que Joachim a choisi comme interlocuteur Gilets jaunes dans son staff, au parlement. Le président Emmanuel Macron « préfère parler avec des personnalités dans le système politique en rapport avec sa fonction...». Ce soir, Eric Drouet a été approché par Joachim Son-Forget : "Je voulais te proposer qu'on se voit avec Doc Gynéco".

SourcesModifier

Voir aussiModifier