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L'interdiction de la pêche profonde rejetée par le Parlement européen

Un Empereur, une des espèces menacées par la pêche profonde (ici dans son milieu naturel).
Un Empereur, une des espèces menacées par la pêche profonde (ici dans son milieu naturel).

11 décembre 2013. – Hier, le Parlement européen a rejeté l'interdiction du chalutage en eaux profondes, par 342 voix contre 326. Cette technique, connue pour être destructrice pour les fonds marins, est notamment défendue par les armateurs français. Un compromis a été trouvé, mais il se limite à l'encadrement de cette méthode de pêche afin de préserver les écosystèmes les plus vulnérables.

« La logique productiviste du toujours plus, plus loin, plus profond l'a emporté » se désolait hier l’eurodéputé vert français, Jean-Paul Besset, après le vote. Le scrutin a été fait dans « un mépris total de l'opinion publique et de la science », estime Claire Nouvian (créatrice de l'association BLOOM), une opposante de la pêche en eaux profondes. Cette association soutient que cette pêche n'est pas rentable, et cite comme exemple Intermarché qui vendrait ces types de poissons à perte, mais aurait reçu 10 millions d’euros de subventions européennes.

De leur coté, les pêcheurs saluent les « propositions mesurées » des eurodéputés. La Scapêche, l'armateur français du groupe Intermarché et principale cible des ONG, annonce vouloir aller plus loin en s'engageant à « tout mettre en œuvre pour ne pas cibler systématiquement les espèces de grands fonds », selon son directeur général, Fabien Dulon.

Critiques de la technique

La pêche profonde consiste à tracter un filet sur les fonds marins à une profondeur comprise entre 400 et 1 500 mètres. Les militants écologistes ainsi que la majorité de la communauté scientifique la considèrent comme destructrice. Elle met en danger des espèces fragiles des grands fonds, qui ne disposent plus du temps nécessaire pour se reproduire. L'illustratrice Pénélope Bagieu a réalisé une bande dessinée résumant les critiques visant cette méthode. [1]

Notes

SourcesModifier