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RCA : la menace du génocide

Alors que la situation s’aggrave de jour en jour dans le pays, la communauté internationale s’inquiète de la montée des violences.

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24 novembre 2013. – Après les déclarations des responsables américains et français parlant respectivement de « situation pré-génocidaire » et d'un pays « au bord du génocide », le couvre-feu qui avait été levé le mois dernier pourrait être réinstauré dans les jours qui viennent dans la capitale du pays, Bangui. Des « mesures exceptionnelles » ont été annoncées mardi 19 novembre par le président centrafricain, Michel Djotodia, afin de tenter de rétablir la sécurité dans la capitale et dans le pays avec une multiplication des patrouilles des forces de l'ordre dans le but de désarmer tout individu de jour comme de nuit. Les exactions, meurtres et attaques se sont multipliés dans le pays, ils sont pour la plupart attribués à d'ex-membres de la rébellion Séléka.

« Selon des informations en notre possession, des machettes sont distribuées dans la ville. A quel dessein ? Personne ne sait. Il faut rester vigilants. »

Michel Djotodia, président de la Centrafrique

Le journal en ligne guinéen, Guinée Conakry Info, s'effraie d'une situation catastrophique, « échappant à tout contrôle et à l’abri des médias, les ex-rebelles y soumettraient les populations à une terreur insoutenable. Massacrant, violant et pillant les biens, ils contraindraient bon nombre d’entre elles à fuir dans la brousse. Femmes et enfants y mourraient alors de famine. »

Central African Republic (orthographic projection).svg
Localisation
de la République centrafricaine

Vendredi 22 novembre c'était au tour de l'Union européenne de s'alarmer des « violations généralisées des droits de l'Homme qui se produisent en toute impunité ». Dans certaines régions du pays les tensions sont devenues des tensions intercommunautaires entre les groupes chrétiens et musulmans.

« Il existe un risque considérable d’une nouvelle escalade de la crise, sur fond notamment de tensions intercommunautaires et religieuses. »

Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne

Enrôlement massif d'enfants

L'ONU s'inquiète de l'enrôlement massif des enfants dans les milices armées, selon Souleymane Diabate, la représentante de l'UNICEF dans le pays, il y a à l'heure actuelle entre 5 000 et 6 000 enfants-soldats. Ces chiffres montrent un doublement de leur nombre, en mars dernier ils se situaient entre 3 000 et 3 500.

Manifestations contre les violences

Vendredi a eu lieu une manifestation contre les violences en cours et programmées en République centrafricaine. Les manifestants étaient rassemblés derrière une banderole indiquant : « Non au génocide programmé des Centrafricains ». Cette manifestation fait suite à l'assassinat d'un magistrat le 17 novembre par d'anciens de la Séléka. Ce meurtre a ensuite provoqué des heurts au cours desquels deux personnes ont été tuées.

Une intervention militaire attendue

Tous les signes indiquent que la puissance occidentale qui est attendue sur place est la France. Le quotidien français La Croix annonce qu'un commando parachutiste est arrivé récemment sur place et annonce une arrivée prochaine d'environ 1 000 à 1 500 soldats français supplémentaires. Les États-Unis ont pourtant été les premiers à réagir sur ce dossier, il n'est pas a exclure une participation de leur part alors que le criminel recherché par les Américains, Joseph Kony accusé d'être à l'origine de la mort de plus de 100 000 personnes en Afrique dans les 25 dernières années, sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, serait actuellement en Centrafrique.

Voir aussiModifier

SourcesModifier


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