France : le fret ferroviaire privé gagne des parts de marché en 2014 malgré des subventions limitées

Publié le 1er mai 2015
Les sociétés privées de fret ont augmenté leur part de marché en 2014 après l'avoir déjà augmentée les années précédentes. Toutefois, cette progression est moindre en 2014.

Croisement de 2 trains de la filiale publique Fret SNCF.

D'après l'Association française du rail (AFRA), ce chiffre d'affaire s'établit à présent à 370,5 millions d'euros, après une croissance de 5,7%. Le chiffre d'affaire privé n'était que de 176 millions d'euros en 2014.

En 2014, le transport a concerné 8,8 milliards de tonnes/km.

Les opérateurs privés membres de l'AFRA ont une part de marché représentant 27,4% du fret total.

La compétitivité des entreprises privées risque d'être compromise par les coûts de production. Les opérateurs s'attendent à une hausse logique des péages ferroviaires et à la disparition de la compensation financière de l'Etat.

Pour l'AFRA, le prix du sillon français est supérieur à la moyenne européenne, et est trop élevé.

En France, le coût est de 4,60 € par train/km (hors subvention) alors qu'il est de 2,70 € dans la moyenne européenne. En Allemagne, ce tarif est 2,80 € par train/km, sans être subventionné.

Les subventions françaises ont été mises en place à l'occasion du Grenelle Environnement, sous la présidence républicaine de Nicolas Sarkozy (UMP).

L'AFRA demande au gouvernement de continuer la compensation pour le fret pour les années à venir. L'AFRA demande au gestionnaire d'infrastructure (SNCF Réseau) des tarifs négociés plusieurs années à l'avance.

Aujourd'hui, des lignes capillaires non rentables sont menacées de fermeture. Ceci intervient dans le contexte de la loi de réforme ferroviaire du 4 août 2014. Le déclassement du patrimoine ferroviaire peut être compensé par les collectivités territoriales.

Le rail représente moins de 10% du transport de fret terrestre depuis 2013 en France.

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